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Une page sur un site internet est en général une suite de lignes de code HTML interprétables par les navigateurs internet, qu’ils soient desktop ou mobile. On peut toujours argumenter que cela ne sera pas toujours le cas, que des devices tels que des enceintes connectées comme Google Home se nourrissent quelque peu différemment, mais partons de ce postulat, de loin le plus commun.
Le template de pages est ce qui « construit » ce code HTML. Il est par exemple ce que va proposer votre fameux thème WordPress / Prestashop / Magento / etc., ou même celui de votre beau site fait sur mesure, en fonction de la manière dont il a été conçu par ses développeurs. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la plupart du temps, les bonnes pratiques du SEO sont bafouées par ceux-ci, pour plein de bonnes ou mauvaises raisons.
Avec le temps, on s’est éloignés des principes de base d’internet qui étaient les suivants : des pages, proposant du contenu utile, reliées les unes aux autres par des liens, déposées dans des répertoires. Simple, efficace, facile à comprendre. Tout ceci est bien loin maintenant : les sites actuels sont pourris de mégamenus, de footers ultra riches, de sidebars, de navigations à facettes, de liens dans tous les sens. C’est la foire, c’est lourd, c’est lent, mais le plus important n’est pas là.
Le plus important est que ça ne plaît pas à Google. Point.
Or, votre site a tout intérêt à plaire à Google : comme tous les sites au monde, son quota de crawl est limité (cf. cet article de référence). Il s’agit en gros du temps que les robots de Google vont passer sur votre site. Moins le site est optimisé, moins ils décideront d’en passer.
Il faut indexer le plus de pages possible et les bonnes. Mais ceci est une autre histoire.
Vous avez décidé de mettre en place un cocon sémantique sur votre site pour passer devant vos concurrents. Très bien. Encore faut-il que votre beau contenu soit proposé correctement aux moteurs de recherche, non ?
Les pages de cocons ont un double objectif :
Pour cela, elles doivent répondre à des critères précis :
Je passe sur les notions de linking interne, de structure de contenu, de glissement sémantique, etc., car tout ceci est englobé dans le corps de la page, avec son contenu (la partie <body><main> en HTML).
Cela suppose que les pages de cocons sont :
La question que l’on peut se poser est : est-ce que si j’utilise le template proposé par les développeurs du thème de mon site, j’obtiens un bon résultat ?
Vérifiez par vous-même :
Comment voulez-vous que les choses se passent bien avec un tel ratio entre le contenu de la page et tout le reste, quasi inutile, voire ultra polluant au niveau sémantique ?
La solution est limpide : il faut revenir aux bases du web : du contenu dans un code simple, propre, optimisé pour les moteurs de recherche.
Votre site marchand / vitrine ou votre blog est mal programmé ? Soit vous avez les moyens de le faire refaire intégralement (bon courage), soit vous laissez le cocon faire son boulot à la place : lui, il sera optimisé et pourra pousser en avant les pages commerciales du reste du site qui après tout, ne sont pas moins bien loties que celles de la concurrence.
C’est le cocon qui fait la différence aux yeux de Google.
C’est un template qui reprend les codes visuels de votre site, mais pour lequel vous allez devoir faire des choix :
1. Le nettoyer au maximum, pour qu’il fasse la part belle au contenu, en expurgeant tout le reste : menu, footer, liens en tous genres.
OU
2. Conserver tous ces éléments perturbateurs pour le cocon et en assumer les conséquences pour son efficacité.
OU
3. Les conserver pour les visiteurs tout en les masquant à Google.
Les choses sont simples pour cette première option, on retire tout ce qui peut l’être : menu, footer, même le lien vers la home du site peut être supprimé (à condition que la page présente un Call To Action pour capter un email par exemple, nous en parlerons plus loin dans cette page).
Au final, on obtient une page ultra légère, sans le moindre parasite en terme de lien ni de contenu : l’idéal pour une page de cocon, moins pour votre visiteur puisqu’il en est prisonnier.
Voici quelques exemples réels de notes GtMetrix obtenues avec cette méthode :
Alors bien sûr, on peut aussi argumenter que GtMetrix n’est pas LA référence, on peut faire les mêmes tests avec WebPageTest et consorts, les résultats sont évidemment à l’avenant (un « load time » qui passe de 2,76 s à 0,87 pour le site de jeux concours, par exemple, soit 2 secondes de gagnées !).
Convaincant mais un peu radical.
Il y a peu à dire : on ne touche à rien, les pages de cocons, leur contenu et liens seront noyés dans le reste du code. C’est mal.
Vous souhaitez conserver tout ou partie des éléments perturbant le cocon, mais utiles pour vos visiteurs ?
Il existe une solution : le cloaking de liens internes. Je laisse les connaisseurs sauter sur leur siège, le cloaking « malhonnête » étant interdit par Google. Cet article présente la technique et ce qu’il en est.
Ainsi :
D’ailleurs, un cloaking de liens internes de type honnête est utilisé par des milliers de sites, et ceux-ci ne sont bien entendu pas sanctionnés (même si on peut trouver des exceptions, comme pour tout dans la vie). C’est le cas de forums et de sites marchands, par exemple la Fnac et Cdiscount pour les plus connus.
Pour clore le débat, le cloaking malhonnête consiste à modifier le contenu d’un site entre ce que voient les visiteurs et les robots. Ici, nous proposons de faire du cloaking de liens internes à nos pages, ce qui n’est pas du tout la même chose.
Revenons à ce que permet le cloaking de liens :
Implémenter le cloaking de liens internes ne prend que quelques minutes, notamment avec des solutions comme celle de Patrick Valibus, cf. son site : In Cloacking Veritas. La quasi totalité de mes clients cocons l’ont mise en place, et ils en sont satisfaits.
Les cocons, ça fonctionne, et de deux façons : ça pousse les pages commerciales de votre site, ça amène des visiteurs.
Tant qu’à faire, autant leur vendre vos produits/prestations… mais pas si vite.
Vendre directement n’est pas toujours une bonne idée. Il convient de discuter ensemble de la pertinence ou non de proposer des Call To Action (des boutons permettant de capter une adresse mail ou de déclencher un acte d’achat) sur les pages de cocons, de leurs finalités, de leur design.
Je suis à l’écoute des autres professionnels du secteur et la tendance qui se dégage est la suivante :
Dans tous les cas, nous devrons en discuter ensemble avant mise en place, mon expérience d’e-commerçant depuis 2009 peut contribuer à une prise de décision avisée.
Puisqu’un cocon amène des visiteurs, autant qu’ils s’y sentent bien tout de suite : c’est l’objectif de la Neuroergonomie.
Je vous en présente les principes dans cet article. 80 % de mes clients en ont bénéficié et là aussi, ils sont très satisfaits.
Avec la Neuroergonomie, on met toutes les chances de son côté pour que les visiteurs ne quittent pas la page rapidement, et qu’ils cliquent sur le Call To Action le cas échéant : on améliore son taux de transformation, son positionnement sur Google (puisque le taux de rebond est pris en compte), la rentabilité de son cocon.
Concrètement, c’est très simple :
Les pages d’un site sont censées avoir un nom et une extension : .html, .php… Je ne recommande pas de terminer le nom d’une page par un slash : un slash indique un répertoire, pas une page. Une fois de plus, le travail de SEO est entre autres de faciliter le travail de Google, alors autant lui dire qu’une page est… une page et non pas un répertoire.
Puisque nous allons travailler sur le template de pages :
Enfin, mais cela dépasse le cadre des template de pages : mettez en place l’analyse de vos logs serveur, pour pouvoir être en mesure de comprendre réellement ce qu’il se passe entre votre site et les robots des moteurs de recherche, puis de prendre les mesures adaptées. C’est aussi à ce prix que l’on peut dépasser ses concurrents.
Reprenons brièvement :
Finalement, c’est simple et ça peut se faire sous 2 semaines en moyenne. À vous (nous) de jouer.