Pourquoi cet article sur le consultant SEO ?

Pour faire un test SEO

La requête consultant SEO est très concurrentielle. On peut en effet s’imaginer que lorsqu’un client entre en contact avec un consultant SEO, il a tendance à vérifier si celui-ci a ou non réussi à bien se positionner sur son propre « mot-clé » sur Google.

En conséquence, des dizaines de consultants tentent de positionner leur site, ce qui fait par définition énormément de déçus, puisque seules les premières positions comptent.

Il faut toutefois savoir qu’une bonne partie de la profession considère que le mot-clé « consultant SEO » n’est pas intéressant en soi. Ils ont donc décidé de ne pas entrer dans une compétition par nature chronophage et potentiellement inutile.

Dans ce contexte, cet article constitue un test. Il est publié sur un site dont la puissance est bien supérieure à celle de la plupart des consultants SEO. Il a donc des chances de bien se positionner.

Parce qu’il n’est pas exclu qu’il vous apporte quelque chose

Nous passons ici en revue la quasi intégralité des aspects concernant ce métier, nous ne sommes donc pas à l’abri d’une bonne surprise et qu’il se révèle utile pour vous, même si vous en avez déjà lu un certain nombre précédemment.

Plan de la page

Nous abordons les points suivants dans cette page :

Les types de consultants SEO

On peut considérer qu’il y a trois types de consultant SEO.

  • Il y a ceux qui se travaillent uniquement sur la stratégie et ne font pas d’exécution ;
  • Il y a ceux qui ne font que de l’exécution ;
  • Et enfin ceux qui font les deux.

Les qualités du consultant SEO

L’une des premières qualités du consultant SEO est la curiosité, mais on trouvera également en bonne place l’ouverture d’esprit, ta capacité à maîtriser de nombreux techniques, la puissance de travail, mais aussi tous les aspects liés au relationnel.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, il ne s’agit pas ici que de technique.

D’ailleurs, on parle de moins en moins de SEO pour élargir le sujet sur la visibilité en général.

Les responsabilités du consultant SEO

Être consultant SEO, c’est porter une lourde responsabilité, puisque chaque information donnée, chaque décision prise par le client sur cette base, chaque action réalisée peut avoir un impact non-seulement positif mais surtout négatif, voir létal pour la bonne santé d’un site et du business associé.

Pour citer mon cas personnel, ayant travaillé plus de 10 ans pour de grands groupes et pour avoir vécu de mon e-commerce pendant une autre dizaine d’année, il était exclu que je prenne ce genre de responsabilités. Ce métier n’était pas fait pour moi.

Débutant dans le commerce en ligne en 2010, en y connaissant à peu près rien et ne disposant que d’un budget très limité, j’ai commencé, comme beaucoup, par faire confiance à un consultant qui semblait compétent et pratiquait des tarifs … en apparence avantageux.

Cela a eu des conséquence terribles par la suite, des années de galère et un site qui ne s’en est jamais vraiment remis.

Au fil des années, j’ai été amené, par intérêt et par passion, à :

  • faire une veille intensive ainsi que des tests concrets sur le sujet, jour après jour, année après année, dans ce domaine mais aussi dans celui du commerce en ligne en général,
  • prodiguer des conseils gratuits dans des groupes d’entraide,
  • payer des formations auprès de consultants reconnus,
  • rassembler autour de moi des dizaines de consultants et agences responsables et efficaces,
  • travailler intensément dans le contenu SEO, puis de manière plus superficielle sur des audits et du netlinking,

 que j’ai pu formaliser des offres dans ce domaine, pour finir par prendre la responsabilité de définir et faire exécuter des stratégies complètes de visibilité pour des clients payants.

Je n’avais pourtant pas envie de faire subir à d’autres ce que l’on m’a fait subir : des conseils plus ou moins pertinents, plus ou moins adaptés et surtout, une prise de distance totale en mode : « Je suis consultant SEO, je fais mon taff, si votre site ne vend pas, je n’en suis pas responsable, la facture est là, monsieur le client ».

Un consultant SEO complet, c’est aussi un expert en e-commerce (et pas qu’en théorie : une personne qui a créé et géré un e-commerce lui-même) sinon, comment bien comprendre leurs problématiques, y compris de visibilité ?

C’est un vrai entrepreneur, qui peut parler en connaissance de cause de Retour Sur Investissement.

Dans l’idéal, il pourra également avoir un œil d’expert sur la bonne répartition d’un budget marketing, sur les offres proposées par le site, leur positionnement / tarification, les options proposées, la e-réputation, etc.

Comme un médecin, il doit avoir une vision globale de l’écosystème concerné, pas juste quelques compétences ciblées.

Les métiers du consultant SEO

Le nombre de disciplines que ce métier recouvre oblige les consultants SEO à se spécialiser dans telle ou telle branche de leur métier.

On distingue également les référenceurs en agence et ceux qui travaillent en Freelance.

Les audits et analyses

L’audit technique

L’audit technique a pour objectif de lever Les facteurs bloquants et ralentissants du site, afin de favoriser sa bonne indexation par les robots des moteurs de recherche.

L’audit va porter sur des dizaines de points différents. Cela nécessite d’avoir des connaissances techniques très vastes et plutôt pointues, autant dans le domaine de l’implémentation des sites web que de la partie technique du référencement naturel.

Par exemple :

  • L’accessibilité du site internet en général par les robots.
  • Les fichiers .htaccess, robots.txt, sitemap.xml.
  • Les balises canonical.
  • La structure des url, leur longueur, leur réécriture.
  • Le poids des pages.
  • La conformité aux règles de Google (PageSpeed Insight).
  • La compatibilité et l’efficacité sur mobile.
  • La maîtrise d’outils de crawl tel que Screaming Frog, Xenu, etc.
  • La maîtrise de Google Search Console.
  • Les tests de performance et la mise en conformité du site.
  • La gestion optimisée des images.
  • La gestion des redirection de pages.
  • L’architecture d’un site internet au sens large.
  • Le maillage interne des pages du site.
  • Les balises et l’architecture de page.
  • La gestion de la pagination de contenu.
  • La duplication du contenu.
  • La gestion des mots clés au sens large.
  • Des bases en design de site, en ergonomie.
  • Les données structurées.

Il est conseillé de faire appel à des spécialistes des CMS concernés, tels que Prestashop, Joomla, Drupal, WooCommerce, Magento, etc.

L’audit sémantique

L’audit sémantique a pour objectif de permettre au site de passer devant la concurrence, toutes choses égales par ailleurs, sur le volet contenu.

En partant des objectifs poursuivis, notamment la liste des mots-clés ciblés par le business, l’audit portera sur plusieurs dizaines de points prédéterminés concernant l’architecture, la quantité et la qualité du contenu du site.

On fera notamment le point sur les typologies de pages, leur efficacité potentielle, les pages à supprimer, mais aussi le maillage interne, les liens sortants, les éventuels éléments parasites (publicités / liens inutiles), etc.

Cela nécessite de bien comprendre la ou les thématique(s) du site.

L’audit proposera enfin des recommandations de restructuration, d’enrichissement et d’optimisation du contenu.

L’audit de concurrence

Un audit de concurrence permet de situer le site audité par rapport à ses concurrents directs et indirects, sur un ou plusieurs volets du SEO (technique, contenu, popularité) mais aussi des aspects complémentaires tels que la notoriété de la marque, les avis clients, le SEA, les équipes internes et externes liées au projet. Il est préférable de réaliser ce type d’audits sur place.

L’objectif n’est pas forcément de copier la concurrence, car il ne convient non pas de la rattraper, mais de la dépasser.

Il arrive souvent que de mini-audits de concurrence soient intégrés aux audits techniques et/ou sémantiques.

L’audit de popularité / Netlinking

L’audit de popularité permet de faire le point sur la qualité et la quantité des liens entrants.

Dans un premier temps, il pourra porter sur le contexte et les mots-clés concernés.

On fera également une analyse de la concurrence et de la popularité globale (qualité / quantité) des sites correspondants.

Ce que l’on appelle un « profil de liens » du site sera établi. Il faut notamment veiller à la qualité des ancres de liens, qui doivent porter en majorité sur la marque et les url du site en tant que tel.

On établira la liste des liens entrants afin de les qualifier. L’adéquation entre les thématiques des liens entrants et celle du site et un point d’attention particulier.

Des préconisations portant sur la stratégie de Netlinking à adopter à l’avenir pourront être faites.

L’analyse de logs serveur

Les logs serveur sont des fichiers tenus à jour en permanence par le serveur hébergeant le site. Dans ces fichiers, on retrouve l’intégralité des visites qu’à reçu le site sur une période et notamment celles des robots des moteurs de recherche.

En les analysant, on lève enfin le capot pour savoir exactement comment ceux-ci perçoivent le site, sachant que l’objectif est de leur rendre ce dernier le plus « friendly » possible.

Il y a en effet bien souvent un écart important entre le nombre de pages idéal que devrait référencer un moteur de recherche et la réalité. Par exemple, les modules de recherche et la navigation à facette génèrent des pages fantômes qui, si elles ne sont pas bloquées explicitement, se retrouvent parcourues et indexées inutilement par les moteurs. Ainsi, ces derniers vont dépenser inutilement une part de leur « budget de crawl ». A l’inverse, une part non négligeable de pages qui devraient être indexées ne le sont pas, ce qui grève la visibilité du site.

Il existe des outils dédiés pour réaliser ce type d’analyse (bien que l’on puisse en faire également avec un simple Excel). Cette discipline un peu particulière n’est pas maîtrisée par beaucoup de référenceurs malgré une impact potentiellement très important, notamment pour les sites comportant beaucoup de pages.

La stratégie de contenu

Une bonne stratégie de contenu doit être alignée afin d’adresser les objectifs. Voici un résumé succinct d’une méthode permettant de l’obtenir :

Quoi

Définir les personas, les messages à faire passer. Globalement, les objectifs de la production de contenu.

Lister les médias à cibler :

  • Le ou les sites de de la marque.
  • Les réseaux sociaux (classiquement en France, Facebook, Instagram, Twitter, Youtube, SnapChat, LinkedIn).
  • Des forums ou autres lieux communautaires où se retrouve la population ciblée (Facebook, Slack, blogs, etc.).
  • Les newsletters.

Comment

Définir les formats permettant de couvrir les sujets abordés :

  • Billets de blog.
  • Cocon sémantique (cf. ci-dessous).
  • e-book.
  • FAQ
  • Etudes de cas.
  • Infographies
  • Tutoriels
  • Vidéos.

Potentiellement, un billet de blog peut se décliner en une mini-vidéo, un post Instagram, un Tweet…

On pourra d’autre part mettre en place un système de remontée de contenus pertinents :

  • Remontée clients.
  • Curation / veille.
  • Tendances.
  • Veille mots-clés.
  • Veille mots-clés.
  • Etc.

Puis, préparer des briefs de rédaction efficaces et des consignes de rédaction et utilisation d’outils d’optimisation sémantique le cas échéant.

Quand

La mise en place d’un calendrier éditorial sur au moins 6 mois permettra de cadencer le rythme des publications.

Il indiquera les sujets, les formats, les cibles, etc.

Combien

Enfin, la définition de KPI de type :

  • Visibilité.
  • Intérêt.
  • Engagement.
  • Conversion.

permettra de suivre les résultats obtenus et d’adapter la stratégie au besoin.

La production des contenus pourra être effectuées en partie en interne, en partie externalisée.

La popularité ou Netlinking

Le Netlinking occupe une place à part, puisqu’il est totalement interdit par Google alors que son efficacité reste primordiale pour obtenir des résultats probants.

Les techniques pour obtenir des liens sont extrêmement nombreuses et on peut considérer qu’il s’agit d’une affaire de spécialistes uniquement.

Un référenceur classique ne peut pas s’affranchir d’en connaître les tenants et aboutissants. Il pourra pourra déterminer une stratégie Netlinking, mais rarement l’exécuter, sauf s’il s’y consacre depuis des années. Il y a également tout intérêt de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et de mixer les stratégies, les sources de liens, en un mot, faire appel à plusieurs experts et/ou plateformes.

Dans ces conditions, une agence aura un avantage sur le référenceur Freelance, à moins qu’il ne dispose d’un réseau fournis d’experts irréprochables.

Le tronc commun

Le pilotage

Un ensemble d’indicateurs va permettre de déterminer si le site concerné progresse ou non, selon les objectifs fixés en cours de mission.

Ces indicateurs sont à déterminer avec le client et à implémenter dans des outils spécialisés.

On fera un compte-rendu à intervalles réguliers, avec une analyse des résultats et des préconisations d’adaptation de la stratégie.

La veille

Le référencement naturel est une discipline en constant mouvement.

Comme vous pouvez le constater, le nombre de méthodes et de techniques à maîtriser est impressionnant.

L’algorithme de Google, pour ne citer que lui, subit des mises à jour plusieurs fois quotidiennement et, chaque année, plusieurs d’entre elles ont un impact important.

Il est donc obligatoire de faire une veille active et quasi quotidienne. Cela sous-entend qu’il est nécessaire de prendre des notes, consulter ses pairs afin de vérifier des hypothèses, faire des tests techniques, etc.

Il existe heureusement de nombreux sites d’actualités du référencement tel qu’Abondance et WebRankInfo, des dizaines de blog spécialisés, d’agences ou de consultants, en français mais aussi et surtout en anglais via des sites US, sans oublier les réseaux sociaux, forums, podcasts et autres chaînes Youtube.

La rédaction de contenu pour son propre compte

Afin d’être lui-même visible, le référenceur doit produire ses propres contenus, que cela soit via un blog, une chaîne YouTube, des interviews, etc.

Pour obtenir des résultats, il devra y consacrer une part non négligeable de son temps, ce qui n’est pas toujours possible voire nécessaire, selon ses méthodes d’acquisition de clients. On est alors face au syndrome classique du « cordonnier mal chaussé ».

Les compétences du consultant SEO

La culture générale liée au métier

Les aspects légaux

Il arrive parfois que les sites ne soient pas en conformité avec les aspects légaux les plus élémentaires. Il est donc préférable d’avoir de bonnes bases dans ce domaine afin de conseiller ses clients.

Le e-commerce

Un bon référenceur se doit de connaître toutes les formes de e-commerce, avec pour commencer, les différences entre le B2B, Le B2C et le C2C.

Il existe de nombreux types de commerce en ligne :

  • Marque blanche : revente de produits ou services d’une autre marque sur son propre site, comme s’il s’agissait de sa marque. Le modèle est proche de celui de l’affiliation.
  • Drop Shipping : vente de produits ou services d’une autre marque, qui en assure l’expédition et éventuellement le service client. Le stock n’est donc pas en possession de la boutique en ligne, qui met par ailleurs en grande partie sa réputation dans les mains de la marque en question.
  • « Expédié par » : vente de produis stockés et délivrés par un acteur spécialisé dans le stockage et l’expédition. Exemple : « Fulfilment By Amazon » (FBA), « Rakuten Super Logistics » par PriceMinister, « C Logistique » par Cdiscount. Cela permet d’importantes économies mais n’est pas adapté à tous les types de produits.
  • Place de marché : plateforme permettant à tous types de fournisseurs de proposer leurs produits à tous types d’acheteurs, en contrepartie d’une commission et parfois d’un abonnement mensuel. Il est à noter que la France est le pays qui a lancé le plus de place de marchés au monde, et que le numéro 1 mondial des solutions de places de marché est également français.
  • Vente privée: e-commerce classique ayant pour principe de ne proposer ses produits ou services que sur invitation.
  • Abonnement : vente de produits ou services par abonnement, habituellement mensuel.
  • Boutique en ligne classique : vente de produits ou services dont le stock est détenu et géré par le e-commerçant lui-même.
  • Multi canal / Omni canal : utilisation des différents canaux de vente, internet ou hors internet (catalogues, points de vente et magasins, portails, moteurs d’achat, etc.).

Il faut tenir compte du fait qu’un site e-commerce se doit d’être avant tout facilement utilisable pour les clients, ce qui va souvent à l’encontre des préceptes du SEO. On peut alors avoir recours à des techniques bien particulières pour pousser un site e-commerce sans casser son ergonomie.

Pour couronner le tout, la gestion d’un e-commerce n’a rien à voir avec celle d’un site vitrine, d’un blog, d’un forum, ou de tout autre type de site.

Un bon consultant SEO doit connaître ses limites et orienter un client dont le site présente des spécificités qu’il ne maîtrise pas bien vers un collègue.

Les aspects internationaux

De plus en plus, les stratégies web intègrent une dimension internationale.

Le SEO international est une discipline bien particulière qui nécessite des connaissances techniques, légales, stratégiques, ainsi qu’une grande rigueur dans la gestion du projet.

On peut même considérer qu’il est recommandé de faire appel à des référenceurs spécialisés dans ce domaine, afin de ne pas faire d’erreurs qui ne manqueront pas de s’avérer très coûteuses pour le business en ligne.

Les pages d’atterrissage

On peut difficilement considérer une stratégie de référencement naturel sans prendre en compte la problématique des pages d’atterrissage.

Une page d’atterrissage peut d’ailleurs être une catégorie de produits et non pas seulement une page de vente « classique », et bien d’autres types encore. Il existe aussi se qu’on appelle des « Squeeze page ».

Dans ce domaine la recherche d’efficacité doit être optimale, et l’on combine souvent les aspects contenu / design et tests A/B, en plus de solides connaissances Marketing pour parvenir au meilleur résultat.

La conversion

Certaines pages d’un site internet ont un objectif très précis. Si l’objectif est de faire inscrire le visiteur à une newsletter, et que celui-ci le fait effectivement, alors l’objectif est rempli.

C’est ce qu’on appelle la conversion, qui a un impact direct sur la rentabilité du site.

Un référenceur capable de conseiller ses clients sur ce sujet ne peut que marquer des gros points.

L’UX

Les définitions de l’UX sont nombreuses.

Ce qui est certain, c’est que « l’expérience utilisateur » au sens large est d’une importance capitale pour la réussite sur le web en général, et le SEO en est directement impacté.

La compréhension des besoins du client, le pilotage

La capacité d’analyse et de synthèse

L’acquisition de trafic ne se fait pas via des techniques prédéterminées. Une stratégie sera d’autant plus efficace qu’elle est adaptée au site, voire en réalité à l’éco-système du site du client, mais aussi de ses concurrents.

Ceci suppose de bonnes capacités d’écoute, de compréhension, d’analyse, de synthèse… tout ce qui évitera au consultant d’omettre un point important, voire de commettre des erreurs qu’il serait très difficile de compenser.

Les personas, les parcours client

Les pages d’un site web s’inscrivent dans une stratégie de guidage du visiteur pour l’accomplissement d’un objectif précis. On ne peut pas décemment avoir pour mission d’apporter du trafic qualifié sans connaître dans le détail les personas clients (pour peu qu’ils existent), ni la cinématique d’enchaînements des pages et les points de contacts avec les internautes formalisés par les parcours client.

L’analyse des mots clés

Les mots clés (ou plutôt expressions-clés) sur lesquels souhaite positionner un site sont souvent à la source de la stratégie du référencement.

On trouve là aussi toute une liste de produits et de méthodologies pour déterminer les mots clés en les reliant aux notions de concurrence et de retour sur investissement.

Il arrive même souvent qu’une étude de mots-clés préalables soit effectuée avant tout prestation de référencement et qu’elle soit payé spécifiquement.

La définition et le suivi de KPI

Les KPI (ou indicateurs clés) vont permettre de suivre l’efficacité de la stratégie d’acquisition de trafic.

On peut en citer quelques-uns :

  • Les visites organiques.
  • Les taux de rebond.
  • La durée de visite.
  • Le nombre de pages vues par session.
  • Les indicateurs de performance.

Il est préférable de mettre en place des tableaux de bords, définis avec le client.

Les méthodes de calcul de retour sur investissement

Le calcul du RSI ou du ROI est un sujet très sensible pour le canal d’acquisition « référencement naturel » : il ne suffit pas d’apporter du trafic, encore faut-il qu’il soit qualifié pour le contexte bien particulier du site concerné, et que celui-ci soit en mesure de proposer des produits et/ou services à même de séduire les visiteurs.

Tous les corps de métier du web sont concernés, sachant qu’il n’est pas possible de simplement se baser sur l’amélioration des positions obtenues dans les moteurs de recherche.

Être sensibilisé à ces aspects permet au consultant de se rapprocher des problématiques client, de parler le même langage, et de ne pas s’en affranchir totalement en s’imaginant que sa mission s’arrête à la simple acquisition de trafic.

La gestion de projet

Un projet est réussi lorsqu’il respecte les notions de qualité / coûts/ délais correspondantes.

Or, à moins de se spécialiser dans les audits ou la pure stratégie, un projet SEO moins est par nature complexe lorsqu’il atteint une certaine dimension.

Il faudra exécuter de nombreuses micro-tâches dans un ordre précis, et il est préférable d’avoir bénéficié d’une formation au métier de chef de projet pour ne pas s’y perdre ou en oublier.

La technique au sens large

Les règles préconisées par Google ainsi que son algorithme et ses dérivés

On ne peut pas conseiller ses clients de manière sérieuse sans connaître les règles de Google / Bing / Qwant / Yahoo en termes de référencement naturel sur le bout des doigts, que ce soit pour s’y conformer strictement ou pour tutoyer la limite, voire la dépasser allègrement, mais en toute connaissance de cause.

Les aspects techniques du SEO

Au-delà des techniques citées précédemment, il en existe des dizaines d’autres auquel sera forcément confronté le consultant lors de ses missions.

Exemples :

  • Le cloacking, qui n’est pas forcément une technique interdite.
  • L’obfuscation de données ou de liens.
  • Le masquage de liens à la concurrence.
  • Les directives serveurs.
  • L’automatisation de tâches.
  • Le spin de contenu.
  • La gestion des caches.
  • La gestion des images, des vidéos.
  • La détection des pénalités Google.
  • Les micro-formats.
  • L’analyse de code source.

La performance des sites

La performance des sites et prises en compte dans le calcul du positionnement de leur page.

Afin de l’améliorer, on peut difficilement se passer de compétences techniques très pointues et de l’utilisation d’outils spécialisés. Il en existe des centaines et il est impératif d’en maîtriser les principaux, ce qui requiert beaucoup de pratique et de cas clients.

Exemples : PageSpeed Insight, https://www.webpagetest.org/, etc.

L’hébergement de sites web

La qualité de l’hébergement a un impact important sur les performances des sites.

Les référenceurs à vocation technique ne pourront se passer de passer des dizaines d’heures de formation et de tests sur le sujet afin de pouvoir s’attaquer au problème très concrètement.

Les outils d’analyse de site

Il existe une pléthore d’outils pour analyser les « qualités » et les « défauts » d’un site.

On peut s’appuyer sur certains pour vérifier certains critères précis, à conditions de pouvoir compléter par des actions manuelles ou de les combiner.

Le développement informatique en général

Sans au moins quelques bases en développement informatique, il est difficile à un référenceur d’intervenir sur les aspects techniques d’un site.

Le langage HTML / PHP / CSS

Ces 3 langages étant à la source de la plupart des sites web, il est absolument nécessaire pour un référenceur d’avoir des connaissances non négligeables dans ces domaines afin de pouvoir proposer des corrections, voire de les réaliser lui-même.

Les principaux CMS

La plupart des sites internet sont implémentés avec un CMS : Prestashop, Magento, WooCommerce, etc. pour les e-commerce, WordPress majoritairement pour les sites vitrines et les blogs.

Il est impossible de les maîtriser tous, mais il est préférable de bien connaître les principaux, voire de se spécialiser dans un en particulier afin de proposer des services sur-mesure incomparables.

Les méthodes A/B testing

Le A/B testing consiste à présenter plusieurs versions d’une même page (différents contenus, différents design) aux internautes, afin de déterminer la version la plus efficace. Il peut par exemple s’agir de celle qui convertit le mieux, ou celle qui permet de retenir les internautes le plus longtemps possible.

Avec une telle méthode, permet de sécuriser les investissement en évitant de prendre de mauvaises décisions.

Le A/B testing repose sur des outils dédiés et des méthodes relativement simples, mais qu’il faut maîtriser dans le détail afin d’obtenir des résultats probants.

Le maillage interne

Le mariage interne désigne les liens internes entre les pages d’un site web et la manière dont ils sont organisés. L’objectif est de pouvoir diriger la puissance du site vers des pages clé allant à la guerre contre la concurrence sur les moteurs de recherche.

Il est par exemple en général inutile d’envoyer une part importante de cette puissance vers une page « Mentions légales » ou « Conditions Générales de Vente ». C’est est pourtant le cas dans la plupart des e-commerce, puisque c’est page bénéficie de liens depuis le footer du site, donc de toutes ses pages !

Il existe des techniques pour améliorer ces aspects. C’est-ce qu’on appelle « Le PageRank sculpting ». Elles se basent sur le maillage interne d’un site en jouant sur les types de liens, la position des liens dans la page, les ancres de liens, notamment.

La production de contenu

L’Inbound Marketing

L’Inbound Marketing est une des stratégies les plus efficaces pour obtenir des Leads ou des clients, et l’on peut considérer que le SEO fait partie de la stratégie d’Inbound Marketing.

Texte et/ou audio et/ou vidéo

On ne peut pas écrire pour le web comme on écrit un email ou un livre.

Il y a des règles à respecter, de structure, de répartition des volumes de textes, de mise en exergue de certains mots, etc.

L’optimisation du contenu passe le plus souvent par l’utilisation d’outils spécifiques.

Idem pour l’audio ou la vidéo.

Ne pas les connaître, c’est ne pas pouvoir conseiller ses clients pour ses problématiques précises, car il peut être nécessaire de dépasser les règles pour passer devant les concurrents.

Le WebMarketing

Le blogging

Les référenceurs sont souvent confrontés aux problématiques des blogs, puisque la plupart des sites clients sont soit directement des blogs, soit des e-commerce qui en comportent un.

Comment un consultant pourrait-il distiller des conseils de qualité s’il n’est pas blogueur lui-même ?

La tenue d’un blog nécessite de déterminer une ligne éditoriale claire, de se tenir a des règles de publication pré-déterminée et de publier régulièrement, puis d’effectuer un suivi et des ajustements dans le temps

Les interactions avec le SEA

Le référencement payant est devenu d’une telle complexité, qu’il est impossible de s’improviser expert ou de s’auto-former. On ne peut pas faire l’impasse des certifications (en constante évolution) et, bien que certains experts en référencement naturel soient aussi excellents en SEA, il est compliqué de trouver une seule personne maîtrisant les deux à un niveau suffisant.

Cela dit, un bon consultant SEO se doit d’avoir de bonne bases en SEA, notamment Google Adwords.

L’analyse des mots clés avec lesquels les visiteurs parviennent sur le site est très compliqué en SEO, puisqu’ils sont désormais cryptés. C’est ce qu’on appelle le « not provided ». Le SEA peut ici donner de précieuses indications.

Les données issues du SEA permettent également d’identifier les mots clés recherchés et performants, à intégrer dans la stratégie SEO.

On peut également effectuer des tests en SEA, tels que la modification du titre d’annonces ou des pages de destination, afin de déterminer les plus efficaces à réutiliser en SEO.

Dans l’autre sens, le fait d’avoir des pages d’atterrissage optimisées en SEO permet aux campagnes SEA de gagner en efficacité et d’améliorer leur « Quality Score ».

Enfin, les internautes sont rassurés par le fait de voir la marque plusieurs fois sur la première page de recherche.

Les influenceurs

Le signal social est, d’une manière ou une autre, pris en compte par les moteurs de recherche pour l’évaluation de la popularité d’une page d’un site.

D’autre part, une stratégie de visibilité ne saurait être complète sans des campagnes d’influence, ceux-ci agissant en général depuis les réseaux sociaux ou leurs propres sites.

La gestion de la relation avec des influenceurs suit des règles bien particulières qu’il est préférable de connaître. Là aussi, on pourra faire appel à un expert du domaine.

L’emailing

L’emailing reste un des premiers canaux d’acquisition et de fidélisation des clients

Là aussi, il convient de maîtriser un certain nombre d’outils, de techniques et de méthodes afin de produire des emails plus efficaces que ceux des concurrents.

La recherche de partenaires

Un bon consultant SEO doit être en mesure de décrocher des partenariats auprès de ses pairs où d’autres intervenants tels que des blogueurs, des influenceurs, etc.

Conclusion

Comme vous le constatez, il est virtuellement impossible de maîtriser l’ensemble des méthodes, techniques et outils concernés par ce(s) métier(s).

Chaque référenceur à ses spécialités et il aura tout intérêt à faire appel à des collègues (qu’ils soient en agence ou de statut Freelance) pour compléter le spectre des prestations qu’il propose à ses clients.

Pour ce que concerne le Freelance, de la qualité de son réseau, dépend donc en grande partie la puissance de son impact sur ses cibles client.

D’autre part, il est très important que le référenceur se retrouve au plus près du centre des décisions de l’entreprise. Il est temps de cesser de considérer ce métier comme uniquement technique : il n’est possible d’obtenir d’excellents résultats que si les efforts au niveau du référencement et de la visibilité en général sont associés à ceux qui concernent l’offre la relation client en général.