Tesla a fait sauter un prototype de Roadster par-dessus cinq véhicules le 15 octobre 2026 à McGregor (Texas). Cette page recalcule tout ce que l'on peut recalculer à partir des chiffres publics. Chaque section commence par la conclusion et les chiffres clés, puis donne le visuel, puis les équations, pour que n'importe qui puisse refaire le calcul. Modélisation réalisée avec EQOS Forecast, l'outil de modélisation et de prédiction mathématique de The Bright Company.
Lecture rapide : les chiffres de Tesla sont cohérents entre eux une fois compris que 80 kN est un pic, pas une moyenne. La démonstration est réelle. Le vol est borné par une loi exponentielle, pas par un détail d'ingénierie. Le point dur du véhicule est le stockage du gaz, pas le saut.
Simulation hypothétique. Les résultats ne sont pas des performances démontrées du Roadster.
1 500 tirages aléatoires autour des réglages actuels : poussée verticale ±20 %, durée ±25 %, masse ±150 kg, impulsion spécifique 50 à 65 s. On lit la probabilité de franchir le Semi et la dispersion de la hauteur.
Mouvement. La voiture est un point de masse variable. Position \((x,y)\), vitesse \((v_x,v_y)\), masse \(m\) :
$$\frac{dx}{dt}=v_x,\quad \frac{dy}{dt}=v_y,\quad \frac{dv_x}{dt}=\frac{F_x}{m},\quad \frac{dv_y}{dt}=\frac{F_y}{m}-g,\quad \frac{dm}{dt}=-\dot m$$Intégration Runge-Kutta d'ordre 4, pas de 2 ms pendant la poussée. Sur route plate, le décollage n'a lieu que si \(F_y \ge m g\). Sur rampe de pente \(p\) : \(\theta=\arctan(p)\), \(v_{x0}=v_0\cos\theta\), \(v_{y0}=v_0\sin\theta\).
Réservoir. La masse stockée vient de l'équation d'état avec facteur de compressibilité \(Z\) (air, 293 K) : \(m_0 = \dfrac{P_0 V}{Z(P_0)\,R\,T_0}\) avec \(R=287{,}05\) J/(kg·K). La vidange en moins d'une seconde est adiabatique : l'entropie du gaz restant est constante, ce qui donne la pression et la température du réservoir en fonction de la fraction de masse restante \(f=m/m_0\). Ces courbes \(P(f)\), \(T(f)\) sont tabulées depuis une équation d'état de référence (Lemmon et coll. pour l'air) et interpolées.
Poussée. Pour une tuyère à col fixe amorcée, la poussée est proportionnelle à la pression d'alimentation : \(F=C_F A_t P_a\). Avec un détendeur réglé à \(P_{reg}\) : \(P_a=\min(P_{tank},P_{reg})\), donc
$$F(t)=F_0\cdot\min\!\left(1,\frac{P_{tank}(t)}{P_{reg}}\right)$$Une tuyère à col variable maintient \(F_0\) tant que \(P_{tank}\) dépasse un plancher (60 bar). Seules les tuyères de portance sont allumées pendant le saut ; le débit massique est \(\dot m = F_y/V_e\), avec une vitesse d'éjection qui suit le refroidissement du gaz : \(V_e = I_{sp}\,g\sqrt{T_{tank}/T_0}\).
Atterrissage. En descente, le freinage commence à la hauteur \(h_f=\dfrac{v_y^2-v_t^2}{2a}\) avec \(a=F_y/m-g\) et \(v_t=3\) m/s la vitesse de toucher visée (le simulateur applique une marge de 1/0,6 parce que la poussée baisse pendant le freinage). Au sol, la suspension (course 0,15 m) encaisse \(\bar F = \dfrac{m v_t^2}{2 s}\).
Franchissement. La longueur de la voiture (4,4 m) est prise en compte : l'avant et l'arrière, à la hauteur du dessous de caisse, doivent passer au-dessus de chaque obstacle tout au long de la trajectoire, pas seulement au sommet.
Bilan d'énergie. Deux contrôles tournent à chaque calcul : le travail \(\int F\cdot v\,dt\) corrigé du terme de masse éjectée doit égaler la variation d'énergie mécanique de la voiture ; et la voiture ne peut pas recevoir plus d'énergie que le jet n'en contient, \(\tfrac12 m_{gaz}V_e^2\).
| Donnée | Valeur | Statut | Source |
|---|---|---|---|
| Date et lieu | 15 octobre 2026, SpaceX McGregor (Texas) | confirmé | Fortune, CNN, Fox |
| Nombre de tuyères | 10 (4 à l'arrière, 6 pour la portance et les rotations) | confirmé | MotorTrend, Tech-Insider |
| Poussée | « plus de 80 kN », jet supersonique, quatre tuyères arrière | annoncé | Tesla via Paul Tan, BigGo |
| Versions | Performance (2 places), Thrust (2 places, 200 L), Rocket (1 place, 600 L) | confirmé | Tesla, Fortune, InsideEVs |
| 0-60 mph | < 1,6 s / < 0,9 s / < 0,59 s ; démo mesurée 0,81 s | annoncé | Electrek, Car and Driver |
| Pression de stockage | « environ 10 000 psi » (690 bar) | annoncé | Moravy via Top Gear |
| Pression affichée au tableau de bord | 5 500 psi (380 bar), lue sur l'écran « Thruster » | photo | Teslarati |
| Masse de gaz embarquée | ≈ 250 kg | rapporté | Drive Tesla, Paul Tan |
| Gaz | Azote selon Moravy ; « air » selon d'autres sources | divergence | Top Gear vs Tech-Insider |
| Durée de poussée par plein | « environ 5 s » | rapporté | Moravy, Sawyer Merritt |
| Recharge des réservoirs | 2 à 6 h à une station d'azote ; objectif < 30 min | rapporté | InsideEVs, Hagerty |
| Appui par aspiration | > 4 700 kg ; virage > 2 g (1,26 g pneus seuls) | annoncé | Drive Tesla, Musk |
| Puissance | 1 000 kW (Performance) ; 800 à 1 000 kW selon la version | rapporté | Top Gear |
| Batterie | « plus de 100 kWh » ; 150 kWh selon une source | divergence | MotorTrend, BASENOR |
| Masse | Objectif < 1 700 kg (version de base), non certifié | objectif | Top Gear |
| Autonomie | « plus de 300 miles » (620 promis en 2017) | annoncé | Fortune |
| Vitesse maximale | > 230 mph (370 km/h) | annoncé | Electrek |
| Hauteur des sauts | 27 ft (8,2 m) au-dessus des 5 véhicules ; ≈ 68 ft (20,7 m) depuis la rampe, ≈ 3,2 g à l'atterrissage | annoncé / rapporté | NBC, Yahoo Autos |
| Réservations | 50 000 $ (Performance), 250 000 $ (Thrust), Rocket sur invitation | confirmé | Tesla |
| Production | 2028 ; version Rocket non homologuée route | confirmé | Tesla, Fortune |
| Réglementation | La FAA ne considère pas le Roadster comme un aéronef | confirmé | CBS, Politico |
| Configuration | Facteur Z | Masse de gaz | Énergie récupérable | Énergie d'éclatement | Masse des réservoirs |
|---|---|---|---|---|---|
| 200 L, 690 bar, air (Thrust) | 1,54 | 106 kg | 16,8 kWh | 13 MJ (3,1 kg TNT) | 120 à 138 kg |
| 600 L, 690 bar, air (Rocket) | 1,54 | 319 kg | 50,4 kWh | 39 MJ (9,3 kg TNT) | 360 à 414 kg |
| 600 L, 437 bar, air (250 kg rapportés) | 1,25 | 250 kg | 36,0 kWh | 32 MJ (7,7 kg TNT) | 230 à 264 kg |
| 600 L, 690 bar, azote | 1,60 | 297 kg | 49,1 kWh | 38 MJ (9,0 kg TNT) | 360 à 414 kg |
| 600 L, 690 bar, hélium | 1,33 | 52 kg | 59,9 kWh | 45 MJ (10,8 kg TNT) | 360 à 414 kg |
Masse stockée. \(m=\dfrac{PV}{Z(P,T)\,R\,T}\). Le facteur \(Z\) vient d'une équation d'état de référence (Lemmon, Jacobsen, Penoncello et Friend, 2000, pour l'air ; Span et coll. pour l'azote). À 690 bar et 293 K : \(Z_{air}=1{,}544\), \(Z_{N_2}=1{,}603\). L'équation de Redlich-Kwong utilisée dans l'ancienne version de cette page donnait 1,463, soit 5,6 % d'écart sur la masse.
Pression réelle si 250 kg dans 600 L. Masse volumique \(\rho=250/0{,}6=417\) kg/m³ ; on inverse l'équation d'état : \(P=437\) bar (6 330 psi).
Vidange adiabatique. En moins d'une seconde, le gaz n'échange pas de chaleur avec la paroi. Le gaz qui reste dans le réservoir subit une détente isentropique : \(s(\rho,T)=s_0\). Pour un gaz parfait cela donne \(T/T_0=(\rho/\rho_0)^{\gamma-1}\) et \(P/P_0=(\rho/\rho_0)^{\gamma}\) avec \(\gamma=7/5\). Les valeurs du graphique viennent de l'équation d'état réelle, qui s'écarte de la loi parfaite de 10 à 15 % à ces pressions.
Énergie récupérable (exergie). Le travail maximal que peut fournir le gaz en revenant à l'ambiante : \(E_x=m\left[(h-h_0)-T_0(s-s_0)\right]\). Contrôle par la formule isotherme du gaz parfait, \(E_x\approx mRT_0\ln(P/P_0)=48{,}6\) kWh, à 3,6 % du calcul en gaz réel.
Énergie d'éclatement. Détente isentropique du gaz jusqu'à 1 atm : \(E_b=m\,(u-u_e)\) avec \(u\) l'énergie interne. L'équivalent TNT utilise 4,184 MJ/kg. Un éclatement pneumatique restitue environ 40 % de cette énergie en onde de choc (section 13).
Masse des réservoirs. Pour les réservoirs composites bobinés en carbone (type IV), la masse est proportionnelle au produit pression × volume : \(m_{res}\approx \dfrac{PV}{100\text{ à }115\text{ kJ/kg}}\), valeurs issues des réservoirs d'hydrogène automobiles à 700 bar.
Une loi utile. Avec \(PV=Z\,m_{gaz}RT\) et \(m_{res}=PV/k\) : \(\dfrac{m_{res}}{m_{gaz}}=\dfrac{Z\,R\,T_0}{k}=0{,}785\,Z\). À 690 bar (\(Z=1{,}54\)) le réservoir pèse 1,21 fois le gaz ; à 440 bar (\(Z=1{,}25\)) 0,98 fois. L'impulsion par kilo de système complet passe de 0,25 à 0,28 kN·s/kg (vitesse d'éjection effective 549 m/s).
| Grandeur | Alimentation 690 bar | Alimentation 380 bar (détendeur) |
|---|---|---|
| Coefficient de poussée idéal \(C_F\) | 1,67 | 1,64 |
| Section totale des cols | 6,96 cm² | 12,9 cm² |
| Diamètre de chaque col (4 tuyères) | 14,9 mm | 20,2 mm |
| Débit massique à 80 kN | 113 kg/s | 115 kg/s |
| Vitesse d'éjection idéale | 706 m/s (Isp 72 s) | 694 m/s (Isp 71 s) |
| Mach de sortie pour une détente complète | 5,2 | 4,7 |
| Température de sortie correspondante | 45 K | 54 K |
| Rapport de sections sortie/col (détente complète) | 30 | 20 |
Pour un gaz de rapport de capacités thermiques \(\gamma=1{,}4\) et un col amorcé (pression amont au moins 1,9 fois la pression aval), le débit ne dépend que de la pression et de la température d'alimentation :
$$\dot m = \frac{A_t P_a}{\sqrt{R T_a}}\;\sqrt{\gamma}\left(\frac{2}{\gamma+1}\right)^{\frac{\gamma+1}{2(\gamma-1)}} = 0{,}6847\,\frac{A_t P_a}{\sqrt{R T_a}}$$La poussée s'écrit \(F=C_F A_t P_a\). Pour une détente idéale jusqu'à la pression ambiante \(P_e=P_{amb}\) :
$$C_F=\sqrt{\frac{2\gamma^2}{\gamma-1}\left(\frac{2}{\gamma+1}\right)^{\frac{\gamma+1}{\gamma-1}}\left[1-\left(\frac{P_e}{P_a}\right)^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}\right]}$$Mach de sortie : \(\dfrac{P_a}{P_e}=\left(1+\dfrac{\gamma-1}{2}M_e^2\right)^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}\) ; température de sortie : \(T_e=\dfrac{T_a}{1+\frac{\gamma-1}{2}M_e^2}\). L'air se liquéfie vers 80 K à 1 bar, ce qui borne \(M_e\) à environ 3,65. Vitesse d'éjection effective avec terme de pression : \(V_e=\dfrac{F}{\dot m}=u_e+\dfrac{(P_e-P_{amb})A_e}{\dot m}\).
| Réservoir | Poussée < 50 % | Poussée < 20 % | Poussée < 10 % | Impulsion totale | Moyenne sur 5 s | Poussée > poids (2 400 kg) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 200 L (Thrust) | 0,19 s | 0,66 s | 1,31 s | 37 kN·s | 7,4 kN | jamais à 48 kN vertical |
| 600 L (Rocket) | 0,55 s | 1,84 s | 3,38 s | 95 kN·s | 19 kN | 1,25 s |
À chaque instant, débit \(\dot m = F/V_e\) et \(F = F_0\,P_{tank}/P_0\) (col fixe, amorcé). Pour un gaz parfait, la masse volumique \(\rho\) du réservoir suit \(\dot\rho = -\dot m/V\) et la pression \(P=P_0(\rho/\rho_0)^{\gamma}\). En combinant, la vidange isentropique d'un réservoir par un col amorcé donne une loi fermée :
$$\frac{P(t)}{P_0}=\left(1+\frac{\gamma-1}{2}\,\frac{t}{\tau}\right)^{-\frac{2\gamma}{\gamma-1}}=\left(1+\frac{t}{5\tau}\right)^{-7}\qquad \tau=\frac{V}{A_t\,\Gamma\,\sqrt{R T_0}}$$avec \(\Gamma=0{,}6847\). Pour le Thrust, \(\tau\approx0{,}94\) s ; pour le Rocket, \(\tau\approx2{,}8\) s. Les valeurs du tableau utilisent l'équation d'état réelle plutôt que la loi parfaite, ce qui raccourcit légèrement les temps.
L'impulsion totale est \(\int_0^\infty F\,dt\). La « poussée moyenne sur 5 s » est cette impulsion divisée par 5 s. Contrôle simple : 106 kg éjectés à 549 m/s font 58 kN·s au total ; une tuyère fixe n'en exploite que 37 parce que la fin de vidange se fait à basse pression et basse température.
| Cas | Masse | 0-60 mph calculé | Annoncé | Lecture |
|---|---|---|---|---|
| Performance, pneus seuls (1,26 g) | 1 700 kg | 2,17 s | — | limite d'adhérence sans aspiration |
| Performance, avec aspiration | 1 700 kg | 1,60 s | < 1,6 s | cohérent (force moteur 28,5 kN) |
| Thrust, 200 L, poussée qui décroît | 1 940 kg | 0,92 s | < 0,9 s | cohérent à 2 % |
| Rocket, 600 L, poussée qui décroît | 2 400 kg | 0,83 s | 0,81 s (démo) | cohérent à 2,5 % |
| Rocket, 80 kN constants (col variable) | 2 400 kg | 0,59 s | < 0,59 s | exige une poussée régulée |
| Rocket, 10 tuyères toutes vers l'arrière (160 kN) | 2 400 kg | 0,43 s | — | borne physique |
Pour tenir 0,59 s avec une tuyère fixe, il faudrait 117 kN au départ. Masse maximale du Thrust pour rester sous 0,9 s en vidange réelle : 1 905 kg.
Force de traction disponible à la roue, limitée par l'adhérence, la puissance et le couple :
$$F_{roue}=\min\Big(\mu\,(mg+D),\;\frac{\eta P_{max}}{v},\;F_{cap}\Big)$$avec \(\mu=1{,}26\) (coefficient d'adhérence déduit de l'annonce Tesla « 1,26 g sur les pneus »), \(D=46{,}1\) kN d'appui par aspiration, \(\eta=0{,}92\), \(P_{max}=1\) MW. \(F_{cap}=28{,}5\) kN est obtenu en inversant les 1,6 s annoncés. Équation du mouvement : \(m\,\dot v = F_{roue}+F_{tuyères}(t)\), intégrée jusqu'à \(v=26{,}82\) m/s. La poussée des tuyères suit la section 5.
Contrôle du couple : \(F=\dfrac{C\cdot i}{r}=\dfrac{1\,302\times 9}{0{,}35}=33{,}5\) kN pour un rapport de réduction de 9 et un rayon de roue de 0,35 m ; l'ordre de grandeur concorde avec les 28,5 kN inversés.
| Configuration (48 kN verticaux, 0,7 s, 2 075 kg) | Hauteur | Gaz consommé |
|---|---|---|
| Ancien simulateur : pression constante, 300 L | 7,99 m | 61 kg |
| 300 L, vidange réelle, sans détendeur | 2,23 m | 38 kg |
| 300 L, détendeur 380 bar | 5,33 m | 51 kg |
| 600 L, détendeur 380 bar | 7,84 m | 61 kg |
| Annoncé par Tesla | 8,23 m | — |
| Atterrissage depuis | Vitesse de chute libre | Toucher visé | Impulsion de freinage | Gaz | Freinage 80 kN pendant | Suspension (course 15 cm) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 8,2 m (5 véhicules) | 12,7 m/s | 3 m/s | 23,3 kN·s | 42 kg | 0,41 s, dès 3,2 m | 72 kN = 3,1 g, 18 kN par roue |
| 8,2 m | 12,7 m/s | 5 m/s | 18,5 kN·s | 34 kg | 0,33 s | 200 kN = 8,5 g |
| 20,7 m (rampe) | 20,2 m/s | 3 m/s | 41,2 kN·s | 75 kg | 0,73 s, dès 8,4 m | 72 kN = 3,1 g |
| 8,2 m sans freinage | 12,7 m/s | 12,7 m/s | 0 | 0 | — | 55 g : roues détruites |
Le simulateur montre qu'avec une tuyère fixe derrière un détendeur à 380 bar, la pression restante après la montée ne suffit plus à freiner une voiture de 2 475 kg : la poussée verticale retombe sous le poids. Pour atterrir comme lors de la démo, il faut soit une tuyère à col variable, soit une réserve de pression dédiée au freinage, soit une voiture plus légère. Un saut complet (montée + freinage) consomme 100 à 130 kg de gaz selon la masse, soit un tiers à la moitié d'un plein.
Hauteur atteinte après la poussée : \(H=y_1+\dfrac{v_{y1}^2}{2g}\) où \(y_1\), \(v_{y1}\) sont la hauteur et la vitesse verticale à la fin de la poussée (intégrées, section 1). Pour une poussée constante \(F_v\) sur une durée \(T\) et une masse constante : \(v_{y1}=(F_v/m-g)T\), \(y_1=\tfrac12(F_v/m-g)T^2\).
Chute libre : \(v_{imp}=\sqrt{2gH}\). Freinage à poussée \(F_v\) : décélération \(a=F_v/m-g\), hauteur de déclenchement \(h_f=\dfrac{v_{imp}^2-v_t^2}{2a}\), durée \(\dfrac{v_{imp}-v_t}{a}\), gaz \(\dfrac{m(v_{imp}-v_t)}{V_e}\). Suspension : \(\bar F=\dfrac{m v_t^2}{2s}\) avec \(s=0{,}15\) m.
Flexion du châssis à l'atterrissage, en traitant les réservoirs (700 kg) comme une charge au milieu de l'empattement \(L_e=2{,}7\) m posé sur deux appuis : \(M=\dfrac{m_{res}\,a\,L_e}{4}=15\) kN·m à 3,2 g, 23 kN·m à 5 g. Module de section minimal à 300 MPa avec un coefficient de sécurité 1,5 : 74 à 116 cm³. Une coque carbone l'encaisse ; ce n'est pas le point dur.
| Manœuvre | Inertie | Vitesse de rotation | Impulsion par tuyère (lancer, puis arrêter) | Gaz | Poussée si impulsion de 0,15 s |
|---|---|---|---|---|---|
| Tonneau 360° en 1 s (bras 0,9 m) | 726 kg·m² | 6,28 rad/s | 5,1 kN·s × 2 | 18,5 kg | 34 kN |
| Flip 180° en tangage en 1,2 s (bras 2 m) | 3 362 kg·m² | 2,62 rad/s | 4,4 kN·s × 2 | 16 kg | 29 kN |
| Correction de lacet 20° en 0,5 s | 3 702 kg·m² | 0,70 rad/s | 1,3 kN·s × 2 | 4,7 kg | 8,6 kN |
Inertie d'un parallélépipède homogène de masse \(m_c\) : \(I_{roulis}=\dfrac{m_c(W^2+H^2)}{12}\), \(I_{tangage}=\dfrac{m_c(L^2+H^2)}{12}\), \(I_{lacet}=\dfrac{m_c(L^2+W^2)}{12}\), auxquels on ajoute les réservoirs (cylindre de rayon 0,35 m pour le roulis, masse ponctuelle à 0,8 m pour le tangage et le lacet). Dimensions 4,4 × 1,9 × 1,1 m, caisse 1 700 kg, réservoirs 700 kg.
Pour tourner d'un angle \(\theta\) en une durée \(\Delta t\) à vitesse constante : \(\omega=\theta/\Delta t\), moment cinétique \(L=I\omega\), impulsion d'une tuyère de bras \(r\) : \(J=L/r\), une fois pour lancer, une fois pour arrêter. Gaz : \(2J/V_e\). Erreur d'assiette : \(\delta\theta=\theta\cdot\delta J/J\) ; retard de vanne : \(\delta\theta=\omega\,\delta t\).
| Gaz embarqué (2 400 kg au total) | Isp 50 s | Isp 56 s | Isp 70 s |
|---|---|---|---|
| 319 kg (600 L à 690 bar) | 7,1 s | 8,0 s | 10,0 s |
| 250 kg (rapporté) | 5,5 s | 6,2 s | 7,7 s |
| Pour voler 30 s | 995 kg de gaz (Isp 56 s), soit 41 % de la masse | ||
| Pour voler 60 s | 1 578 kg de gaz, soit 66 % de la masse | ||
| Sustentation électrique (2 400 kg, figure de mérite 0,7) | Puissance | Durée sur 150 kWh |
|---|---|---|
| 2 m² de rotors | 2,4 MW | 3,8 min |
| 8 m² de rotors | 1,2 MW | 7,6 min |
| Ventilateurs actuels retournés (80 kW, 0,4 m²) | 1,4 kN | 6 % du poids |
Poussée = poids : \(\dot m\,V_e=mg\) avec \(V_e=I_{sp}g\), donc \(\dot m = m/I_{sp}\) et
$$m(t)=m_0\,e^{-t/I_{sp}}\qquad t_{max}=I_{sp}\ln\frac{m_0}{m_0-m_{gaz}}$$Fraction de gaz nécessaire pour une durée \(T\) : \(1-e^{-T/I_{sp}}\). Sustentation par rotors (théorie de la quantité de mouvement) : puissance induite \(P=\dfrac{1}{\mathrm{FM}}\sqrt{\dfrac{(mg)^3}{2\rho A}}\) avec une figure de mérite \(\mathrm{FM}=0{,}7\) et \(\rho=1{,}2\) kg/m³.
| Grandeur | Valeur | Hypothèse |
|---|---|---|
| Appui annoncé | 46,1 kN | 4 700 kg |
| Surface effective sous caisse | 6,7 m² | 80 % de 4,4 × 1,9 m |
| Dépression nécessaire | 6,9 kPa (6,8 % atm) | appui / surface |
| Débit de fuite pour 80 kW de ventilateurs | 5,8 à 7,5 m³/s | rendement 0,5 à 0,65 |
| Jeu moyen sous les jupes | 7 à 9 mm | périmètre 12,6 m, coefficient de fuite 0,6 |
| Appui / poids (1 700 kg · 2 400 kg) | 2,76 · 1,96 | permet de rouler au plafond avec 22 à 29 kN de marge |
| Virage théorique (1 700 kg · 2 400 kg) | 4,7 g · 3,7 g | adhérence 1,26 ; Tesla annonce « plus de 2 g », borne basse |
| Charge verticale par pneu, aspiration active | 15,7 à 17,4 kN | 1 600 à 1 775 kg par roue |
| Coût en autonomie de 10 kW permanents | −37 % | section 11 |
Dépression : \(\Delta P = D/A_{eff}\). Vitesse d'entrée d'air sous la jupe : \(u=\sqrt{2\Delta P/\rho}=107\) m/s. Débit que les ventilateurs peuvent extraire : \(Q=\eta_f P_{fan}/\Delta P\). Jeu équivalent : \(e=\dfrac{Q}{C_d\,u\,L_{per}}\) avec \(C_d=0{,}6\). Accélération latérale maximale : \(a_y=\mu\,\dfrac{mg+D}{m}\). Rouler au plafond exige \(D>mg\).
| Cas | Consommation | Autonomie 100 kWh | Autonomie 150 kWh |
|---|---|---|---|
| 1 700 kg, 110 km/h, ventilateurs coupés | 154 Wh/km | 619 km | 928 km |
| 2 400 kg (Rocket), 110 km/h | 175 Wh/km | 542 km | 813 km |
| 1 700 kg, 130 km/h | 192 Wh/km | 496 km | 744 km |
| 1 700 kg, 110 km/h, 10 kW d'aspiration | 244 Wh/km | 389 km | 584 km |
| 1 700 kg, 110 km/h, 80 kW d'aspiration | 881 Wh/km | 108 km | 162 km |
| Vitesse | Puissance aux roues nécessaire | Surface de traînée maximale pour 1 MW | Verdict |
|---|---|---|---|
| 230 mph (370 km/h) | 418 kW | 1,35 m² | atteignable |
| 330 mph (531 km/h) | 1 205 kW | 0,45 m² | hors de portée avec 1 MW |
| Mach 0,5 (383 mph) | 1 872 kW | 0,29 m² | hors de portée |
À 370 km/h, la bande de roulement du pneu subit 3 000 g d'accélération centrifuge (2 800 tr/min) : il faut des pneus de catégorie spéciale, et un aileron de 1,2 m² y produit 11 kN d'appui pour 78 kW de traînée.
Consommation par kilomètre à vitesse constante \(v\) :
$$e(v)=\frac{\tfrac12\rho\,C_dA\,v^2 + C_{rr}\,m\,g}{\eta}+\frac{P_{aux}+P_{fan}}{v}$$avec \(\rho=1{,}2\) kg/m³, \(C_dA=0{,}55\) m² (hypothèse, Tesla n'a pas publié le coefficient), \(C_{rr}=0{,}010\), \(\eta=0{,}88\), \(P_{aux}=400\) W. Autonomie : \(E_{utile}/e(v)\) avec 95 % de la capacité nominale utilisable. Vitesse maximale : \(P_{roues}=\dfrac{\tfrac12\rho C_dA v^3 + C_{rr}mgv}{0{,}9}\). Pression dynamique à 370 km/h : \(q=\tfrac12\rho v^2=6{,}3\) kPa. Accélération centrifuge de la bande de roulement : \(\omega^2 r\) avec \(\omega=v/r\).
| Batterie | Cellules 4680 | Courant à 900 V | Résistance du pack | Chaleur à 1 MW | +15 °C après | Régime |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 100 kWh, cellule 3 mΩ | 1 031 | 1 111 A | 172 mΩ | 212 kW (21 %) | 23 s | 10 C |
| 100 kWh, cellule 5 mΩ | 1 031 | 1 111 A | 286 mΩ | 354 kW (35 %) | 14 s | 10 C |
| 150 kWh, cellule 3 mΩ | 1 546 | 1 111 A | 115 mΩ | 141 kW (14 %) | 52 s | 6,7 C |
| 150 kWh, cellule 5 mΩ | 1 546 | 1 111 A | 191 mΩ | 236 kW (24 %) | 31 s | 6,7 C |
La recharge à 500 kW de 15 à 80 % de 150 kWh prend 11,7 minutes, compatible avec les « moins de 15 minutes » annoncées. L'annonce de 1 MW est tenable à condition d'un pack de 150 kWh et de cellules à faible résistance.
Nombre de cellules : \(n=E/97\) Wh (cellule 4680). Architecture : \(n_s=243\) en série pour 900 V (3,7 V par cellule), \(n_p=n/n_s\) en parallèle. Résistance du pack : \(R=\dfrac{n_s R_{cell}}{n_p}\). Chaleur : \(Q=I^2R\) avec \(I=P/U\). Échauffement adiabatique : \(\Delta T=\dfrac{Q\,t}{m_{cell}\,c_p}\) avec 355 g et 900 J/(kg·K) par cellule. La chaleur à puissance partielle varie comme le carré de la puissance : \(Q(P)=Q_{1MW}(P/1\,\mathrm{MW})^2\).
| Risque | Valeur calculée | Conséquence |
|---|---|---|
| Effort sur les fixations des réservoirs (400 kg) à 30 g · 50 g | 118 kN · 196 kN | fixations à dimensionner comme un pack batterie |
| Pression d'éclatement exigée (ratio 2,25, règle hydrogène) | 1 552 bar | réservoirs plus lourds que l'estimation basse |
| Rayon de surpression 5 psi (destruction de bâtiments légers) | ≈ 5 m | équivalent TNT effectif 3,7 kg |
| Rayon de surpression 1 psi (bris de vitres) | ≈ 28 m | |
| Mise à l'air de sécurité en 60 s | 5,3 kg/s, poussée parasite 2,9 kN | le dégazage doit se faire par évents opposés |
| Température du gaz en vidange rapide | −40 °C après 25 % ; −94 °C à 50 % | fragilisation des liners et joints ; givrage des vannes |
| Cycles de pression (un plein par jour, 10 ans) | 3 650 | sous les 11 000 exigés pour l'hydrogène : tenable |
| Puissance mécanique du jet à 80 kN | 22 MW | |
| Niveau sonore à 15 m | 135 à 142 dB | limite d'homologation routière : 74 dB(A) |
| Vitesse du souffle derrière une tuyère de 20 kN | 90 m/s à 10 m, 45 m/s à 20 m | graviers projetés, danger pour le véhicule suiveur |
Onde de choc. Équivalent TNT \(W=0{,}4\,E_b/4{,}184\) MJ (un éclatement pneumatique restitue environ 40 % de l'énergie isentropique en onde de pression). Distances par la loi d'échelle de Hopkinson : \(R=Z\,W^{1/3}\), avec \(Z\approx3{,}5\) m/kg^{1/3} pour 5 psi et 18 pour 1 psi (abaques de Kingery et Bulmash).
Bruit. Puissance mécanique du jet \(P_j=\tfrac12 F V_e\). Puissance acoustique \(P_a=\eta_a P_j\) avec \(\eta_a=0{,}2\) à 1 % pour un jet supersonique froid. Niveau de puissance \(L_w=10\log_{10}(P_a/10^{-12})\) ; niveau à la distance \(r\) : \(L_p=L_w-20\log_{10}r-8\).
Souffle. Vitesse sur l'axe d'un jet turbulent libre loin de la buse : \(u(x)\approx 7\,\dfrac{\sqrt{F/\rho}}{x}\), où \(F\) est la poussée de la tuyère.
| Maillon | Rendement | Pourquoi |
|---|---|---|
| Batterie → gaz comprimé (compresseur multi-étages) | 35 à 50 % | chaleur de compression perdue |
| Gaz comprimé → énergie cinétique du jet | 26 % | détente incomplète, jet froid |
| Jet → travail sur la voiture (0-60 mph) | 5,3 % | le jet sort à 549 m/s, la voiture roule à 10 à 25 m/s |
| Chaîne complète | 0,7 % | produit des trois |
Énergie de recharge : \(E=E_x/\eta_c\) où \(E_x=50{,}4\) kWh est l'exergie du gaz (section 3). Temps : \(E/P_{comp}\). Rendement propulsif instantané d'une tuyère sur un mobile de vitesse \(v\) : \(\eta_p=\dfrac{2v/V_e}{1+(v/V_e)^2}\) ; intégré sur le 0-60 (6,5 m, 0,45 s, travail 520 kJ pour 65 kg de gaz) il vaut 5,3 %. Coût électrique équivalent : \(W/0{,}9\).
| Inconnue | Hypothèse retenue | Comment la lever |
|---|---|---|
| Masse réelle de chaque version | 1 700 kg (base), 1 940 kg (Thrust), 2 400 kg (Rocket) | pesée publique |
| Gaz (air ou azote) et pression réelle | air, 690 bar ; variante 437 bar testée | fiche technique du réservoir |
| Répartition des 80 kN entre les 10 tuyères | 80 kN = les 4 arrière ; 60 % vers le bas pour le saut | plan des tuyères |
| Détendeur, section des cols, col variable ou fixe | détendeur 380 bar, cols fixes de 15 à 20 mm | schéma pneumatique |
| Impulsion spécifique effective | 56 s à 20 °C, corrigée du refroidissement | mesure au banc : poussée et débit |
| Profil de poussée pendant la démo | poussée régulée puis décroissante | télémétrie du 15 octobre |
| Inertie et position des tuyères | caisse homogène + réservoirs au centre | modèle CAO |
| Coefficient aérodynamique | \(C_dA=0{,}55\) m² | soufflerie |
| Capacité et résistance de la batterie | 100 à 150 kWh, 3 à 5 mΩ par cellule | fiche cellule |
| Puissance des ventilateurs | 80 kW (une seule source) | fiche technique |
| Comportement en crash des réservoirs | règles hydrogène (GTR 13) par analogie | essais de choc |
| Statut réglementaire du vol | non calculable | décision NHTSA / FAA |
Pour une masse de gaz donnée, la hauteur dépend du rapport poussée/poids. À 48 kN (deux fois le poids), la moitié du gaz sert à compenser la gravité. À 160 kN (6,6 fois le poids), 15 % seulement. Même 100 kg de gaz : 13,1 m contre 22,2 m.
Vitesse acquise \(\Delta v = V_e\ln\dfrac{m_0}{m_0-m_{gaz}} - g\,T\) avec \(T=\dfrac{m_{gaz}V_e}{F}\). La perte \(gT\) vaut \(\dfrac{1}{n}\) de la vitesse idéale, \(n=F/mg\). 100 kg à 2 475 kg : 48 kN → 13,1 m ; 80 kN → 18,3 m ; 160 kN → 22,2 m ; limite impulsionnelle 26,1 m. Des tuyères orientables, comme sur un lanceur, donnent ce gain sans un gramme de gaz en plus.
Une tuyère fixe perd sa poussée avec la pression. Un pointeau qui ouvre le col quand la pression baisse garde la poussée constante jusqu'à 60 bar : 61 % du gaz utilisable à pleine poussée au lieu de 16 %.
\(F=C_F A_t P\) : à \(F\) constante, \(A_t(t)=\dfrac{F}{C_F P(t)}\). Section du col de 7 cm² à 690 bar à 80 cm² à 60 bar. Rend le 0,59 s et l'atterrissage freiné reproductibles avec le réservoir actuel.
Une tuyère entourée d'un carénage qui entraîne l'air ambiant pousse plus fort à puissance égale : la poussée croît comme la racine du débit total. Avec un entraînement égal au débit primaire, +41 % de poussée idéale et −12 dB de bruit ; les éjecteurs réels statiques donnent +20 à +50 %.
À puissance de jet \(P_j\) fixée, \(F=\sqrt{2P_j\dot m}\) donc \(F\propto\sqrt{\dot m}\). Bruit en \(V_e^8\) (loi de Lighthill) : \(\Delta L=80\log_{10}(V_e'/V_e)\). 0-60 mph Rocket : 0,59 s → 0,49 s avec +30 %. Utile au départ arrêté, inefficace en vol (l'entraînement chute avec la vitesse).
Chauffer le réservoir réduit l'impulsion totale : à pression fixée, on embarque moins de gaz (276 kg au lieu de 319 à 80 °C). Chauffer le gaz entre le réservoir et la tuyère l'augmente : à 245 °C la détente complète devient possible sans liquéfaction et l'impulsion spécifique passe de 56 à 95 s.
À \((P,V)\) fixés : \(m\propto\dfrac{1}{ZT}\), \(V_e\propto\sqrt T\), donc \(I\propto T^{-1/2}\). En ligne : \(V_e=\sqrt{\dfrac{2\gamma}{\gamma-1}RT_0\left[1-(P_e/P_0)^{(\gamma-1)/\gamma}\right]}=933\) m/s à 518 K. Chauffer tout le plein demande 70 MJ (14 MW sur 5 s) : impossible. Chauffer la réserve d'atterrissage (50 kg) demande 11 MJ : un bloc d'aluminium de 41 kg à 300 °C, ou 22 kg de sel fondu. Vol stationnaire possible : 13,5 s au lieu de 8.
Un réservoir composite à 690 bar est déjà une poutre extraordinairement rigide. Le faire travailler en flexion, comme le réservoir d'une fusée, économise la structure qui l'entoure.
La pression crée une contrainte axiale égale à la moitié de la contrainte circonférentielle ; la marge axiale admet un moment \(M=\dfrac{\pi P r^3}{2}\) : 867 kN·m pour un rayon de 20 cm, contre 23 kN·m demandés à l'atterrissage à 5 g. Les points durs sont le crash et la fatigue des liaisons, pas la résistance. À étudier avec les essais de choc de la règle hydrogène.
La masse de réservoir par kilo de gaz vaut 0,785 fois le facteur de compressibilité. Elle augmente avec la pression. Pour 600 L, 440 bar est l'optimum masse : c'est aussi la pression que donnent les 250 kg rapportés par la presse.
\(\dfrac{m_{res}}{m_{gaz}}=\dfrac{ZRT_0}{k}\) avec \(k\approx107\) kJ/kg. Z = 1,25 à 440 bar, 1,54 à 690 bar : −19 % de masse de réservoir par kilo de gaz. Prédiction : la version de série stockera entre 400 et 500 bar, pas 690.
La puissance d'aspiration est proportionnelle au jeu sous les jupes. Des jupes actives qui suivent la route à 3,5 mm au lieu de 7 divisent la puissance par deux, et l'autonomie remonte d'autant.
\(P=\dfrac{C_d\,e\,L_{per}\sqrt{2/\rho}\;\Delta P^{3/2}}{\eta_f}\) : 84 kW à 9 mm, 65 kW à 7 mm, 33 kW à 3,5 mm, 19 kW à 2 mm. L'appui aérodynamique seul (surface portante 2,5 à 4 m²) ne remplace les ventilateurs qu'au-delà de 500 km/h : ils restent nécessaires à toute vitesse.
Pour tenir une minute à 1 MW sans dépasser 15 °C d'échauffement, la cellule doit rester sous 2,6 mΩ dans un pack de 150 kWh, et sous 1,2 mΩ dans un pack de 100 kWh. La première cible est atteignable ; la seconde ne l'est pas avec les cellules actuelles.
\(Q_{adm}=\dfrac{\Delta T\,m_{cell}c_p}{t}=124\) kW (150 kWh) ; \(R_{pack}=Q/I^2=100\) mΩ ; \(R_{cell}=R_{pack}\,n_p/n_s\). Prédiction : le 1 MW sera annoncé comme puissance de pointe de 10 à 30 s, avec un pack de 150 kWh.
Ces prédictions découlent des équations de cette page sous les hypothèses de la section 15. Elles seront vérifiables à la publication des fiches techniques.
Cette étude a été produite avec EQOS Forecast, l'outil de modélisation et de prédiction mathématique de The Bright Company, qui génère les équations de chaque sous-système à partir des lois de conservation et des chiffres publics, puis les calcule et les vérifie par recoupement. Toutes les valeurs numériques de cette page ont été calculées avec une équation d'état de référence pour l'air et l'azote (bibliothèque CoolProp, formulations de Lemmon et de Span), un intégrateur Runge-Kutta d'ordre 4 et des tirages aléatoires pour les incertitudes. Le simulateur en ligne utilise les mêmes équations avec des tables interpolées. Les constantes : \(g=9{,}81\) m/s², \(R_{air}=287{,}05\) J/(kg·K), \(\gamma=7/5\), \(T_0=293{,}15\) K, \(\rho_{air}=1{,}2\) kg/m³.
Non modélisés : la traînée aérodynamique en vol (111 N à 60 km/h, 0,8 % d'effet sur 2,6 s, vérifié négligeable), la portance de la caisse, la dynamique de rotation couplée à la translation, la tenue des structures au-delà des ordres de grandeur donnés, et tout ce qui dépend de données non publiées (section 15). Les conjectures de la section 17 sont des résultats mathématiques sous hypothèses explicites ; elles restent à confirmer au banc d'essai. Ce n'est pas un calcul d'ingénierie certifié : c'est un modèle reproductible, avec toutes ses hypothèses visibles, que chacun peut recalculer.
Sources : Fortune (17 oct. 2026), InsideEVs (specs et recharge), EVKX, Drive Tesla Canada (aspiration), Teslarati (écran 5 500 psi), BigGo Finance, Tech-Insider, CellCog, Brainwagon, EVXL (échange LeCun-Musk), Wikipedia (Tesla Roadster, seconde génération ; propulseur à gaz froid), Top Gear et MotorTrend via les articles cités.
Ingénieur (EPITA, 1996). 14 ans en ESN, EDF, Renault, TF1, Carrefour. 10 ans e-commerçant, 22 000 références, 6 pays, 65 000 ventes. Depuis 2014, consultant SEO et fondateur d'agence. Aujourd'hui Hi-Commerce tourne 24h/24 sans lui, grâce à des équipes et des agents IA formés à ses méthodes.