CTR des AI Overviews : première remontée après 12 mois de chute
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Depuis le déploiement massif des AI Overviews en mai 2025, le CTR organique a connu une dégringolade continue. Puis, pour la première fois, février 2026 marque un retournement. Voici la chronologie complète documentée par Seer Interactive.
Évolution du CTR organique avec AI Overview
De la chute initiale au rebond de février 2026
L'étude Seer Interactive : 2,43 milliards d'impressions, un tournant documenté
Un client m’appelle mardi dernier. E-commerce équipement outdoor, 12 000 sessions organiques par mois. Il me dit : « Stéphane, on a perdu 30 % de trafic sur nos guides depuis mai 2025. Les AI Overviews nous tuent. »
Je lui demande s’il est cité dans les AIO. Il ne sait pas.
Fin de la conversation. Début de l’audit.
Deux jours plus tard, Search Engine Land publie l’étude Seer Interactive. 53 marques suivies. 5,47 millions de requêtes. 2,43 milliards d’impressions analysées de janvier 2025 à février 2026. Premier dataset public qui documenté un retournement de tendance.
Le chiffre qui compte : le CTR organique moyen sur les recherches affichant une AI Overview est remonté de 1,3 % en décembre 2025 à 2,4 % en février 2026. Soit +85 % en deux mois.
Pas une opinion. Une mesure.
Ça ne veut pas dire que les AI Overviews ne cannibalisent plus le trafic. Ça veut dire que la cannibalisation n’est plus systématique. Elle devient sélective. Elle trie. Elle punit ceux qui ne sont pas cités. Elle récompense ceux qui le sont.
La question n’est plus « est-ce que les AIO me prennent du trafic ? ». La question est : « est-ce que je suis dans l’AIO ou pas ? »
Parce que selon cette même étude, les pages citées dans une AI Overview captent 2,1 % de CTR moyen. Les pages visibles sur la même SERP mais non citées dans l’AIO tombent à 0,9 %. Soit 57 % de clics en moins.
À l’inverse, les recherches qui n’affichent pas d’AI Overview montent à 3,8 % de CTR en février 2026, contre 2,8 % en janvier 2025. +36 %.
Google ne dilue pas tout. Il concentre. Il oriente. Il favorise les requêtes transactionnelles et complexe, il répond directement aux questions simples.
Si vous vendez des chaussures de trail, vous ne verrez quasiment jamais d'AIO sur vos pages produits. Par contre, sur vos guides comparatifs, elles seront omniprésentes. Voici la répartition mesurée par Seer Interactive.
Fréquence d'apparition des AIO selon l'intention
Toutes les requêtes ne sont pas égales face aux AI Overviews
Où les AI Overviews apparaissent-elles vraiment ?
Tous les types de requête ne sont pas égaux face aux AIO.
L’étude Seer Interactive mesure la fréquence d’apparition des AI Overviews par intention de recherche :
- Requêtes informationnelles : 36 % d’apparition d’AIO
- Requêtes transactionnelles : 5 %
- Requêtes de comparaison : 95 %
- Requêtes sous forme de question : 86 %
Un site e-commerce qui vend des chaussures de trail n’aura quasiment jamais d’AIO sur « acheter chaussure trail femme ». Google affiche des annonces et des fiches produits.
Par contre, sur « différence chaussure trail route », l’AIO sera là 95 fois sur 100.
Sur « comment choisir chaussure trail débutant », 86 % de probabilité.
Ça veut dire quoi pour l’architecture de contenu ?
Ça veut dire que vos pages transactionnelles sont protégées. Vos fiches produit, vos catégories, vos landing pages PPC ne sont pas menacées par les AIO. Elles continuent de capter du clic.
Ce qui est menacé, c’est le contenu informationnel non différenciant. Les guides génériques. Les FAQ qui répondent à des questions simples. Les articles « qu’est-ce que X » sans expertise ni données propriétaires.
Google n’a plus besoin de vous pour dire « une chaussure de trail a des crampons plus profonds qu’une chaussure de route ». Il a aspiré cette réponse 10 000 fois. Il la restitue dans l’AIO. Sans vous citer.
Par contre, si votre guide contient un tableau comparatif de 15 modèles, avec des tests terrain, des durées de vie mesurées, des graphiques de densité de mousse — là, Google vous cite. Parce qu’il ne peut pas créer cette donnée. Il peut seulement la référencer.
Je vois ça tous les jours chez mes clients. Les pages qui remontent dans les AIO sont celles qui apportent de la donnée primaire. Les autres coulent.
Les chiffres Seer Interactive sont sans appel. Une page citée dans l'AI Overview capte 2,3× plus de clics qu'une page non citée. Et une SERP sans AIO reste 80 % plus performante qu'une SERP avec AIO pour les non-cités.
CTR selon présence dans l'AIO vs SERP classique
Être cité ou disparaître : l'écart est brutal
Être cité dans l'AIO : +133 % de CTR par rapport aux non-cités
Les chiffres de Seer Interactive sont nets.
Sur une SERP avec AI Overview :
- Page citée dans l’AIO : 2,1 % de CTR
- Page non citée mais présente dans les résultats organiques : 0,9 % de CTR
Soit un écart de +133 % en faveur des pages citées.
Sur une SERP sans AI Overview :
- CTR moyen : 3,8 % (février 2026)
Ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire que si vous n’êtes pas cité dans l’AIO, vous perdez 57 % de votre CTR potentiel par rapport à une page citée. Et vous perdez 76 % par rapport à une SERP sans AIO.
Un exemple client. Marque de mobilier industriel. 847 pages de contenu. Catalogue structuré en cocons sémantiques depuis novembre 2023. On suit 1 200 requêtes.
En mai 2025, Google commence à déployer les AIO massivement sur leurs requêtes de comparaison (« différence table haute table basse industrielle », « quelle hauteur pour tabouret bar 90 cm », etc.).
Entre mai et décembre 2025 : -22 % de trafic organique sur les guides. Pas sur le catalogue produit. Juste les guides.
On audite. On regarde les AIO. 68 % des guides ne sont jamais cités dans les AI Overviews qui s’affichent sur leurs requêtes cibles.
On restructure. On ajoute des tableaux de dimension, des schémas annotés, des comparatifs chiffrés (poids, capacité de charge, hauteur standard vs sur-mesure). On republie 40 guides entre janvier et mars 2026.
Résultat en avril 2026 : +47 % de sessions organiques sur les guides restructurés. 91 % d’entre eux sont maintenant cités dans au moins une AIO.
Le trafic ne revient pas tout seul. Il revient parce qu’on a mérité la citation.
Le paid search reste stable : +10 % de CTR quand une AIO s'affiche
Un point que l’étude Seer Interactive documenté et que peu d’analyses publiques abordent : le comportement du CTR payant face aux AI Overviews.
Les chiffres :
- Quand une AI Overview s’affiche : CTR paid moyen de 16,2 %
- Quand aucune AIO ne s’affiche : CTR paid moyen de 21,8 %
Première lecture : oui, l’AIO fait baisser le CTR paid de -26 %. Mais cette baisse est bien moins violente que celle du CTR organique (-73 % entre une SERP sans AIO et une SERP avec AIO pour une page non citée).
Deuxième lecture, contre-intuitive : entre début 2025 et février 2026, le CTR paid sur les SERP avec AIO a légèrement augmenté, passant de 14,6 % à 16,2 %. Soit +11 %.
Pourquoi ?
Parce que les utilisateurs qui cliquent malgré la présence d’une AIO sont qualifiés différemment. Ils ne cherchent pas une réponse rapide. Ils cherchent un achat, une comparaison avancée, une fiche technique, une dispo stock.
L’AIO filtre les clics informationnels purs. Elle laisse passer les clics transactionnels et les clics « je veux voir les options ».
Résultat : le paid search capte une part plus qualifiée du trafic résiduel.
Je l’observe chez un client équipementier nautique. Budget Google Ads de 4 200 € / mois. Depuis l’arrivée des AIO sur leurs requêtes « comment choisir gilet de sauvetage enfant », « quelle taille combinaison néoprène », le CTR de leurs annonces Shopping a augmenté de +14 % entre juin 2025 et mars 2026.
Pourquoi ? Parce que les gens qui cliquaient « juste pour voir la réponse » ne cliquent plus. Ils la lisent dans l’AIO. Ceux qui cliquent maintenant veulent acheter.
Le CPC n’a pas explosé (+8 % seulement). Le taux de conversion a monté de +11 %. Le ROAS est passé de 4,2 à 5,1.
Google n’a pas tué le paid. Il l’a épuré.
Baisse de CTR ≠ baisse de trafic : le piège des impressions
Un point que l’étude Seer Interactive souligne et que je vois mal compris chez 80 % des clients qui m’appellent pour « perte de trafic AIO » :
Une baisse de CTR ne signifie pas toujours une baisse de clics absolus.
Pourquoi ?
Parce que vos impressions peuvent augmenter en même temps.
Exemple type : vous êtes cité dans 15 AI Overviews en janvier 2026. En mars 2026, vous êtes cité dans 38 AIO. Vos impressions doublent. Votre CTR moyen sur ces requêtes baisse de 3,2 % à 2,1 % (parce que AIO).
Résultat net : vous gagnez +31 % de clics malgré une baisse de CTR de -34 %.
C’est ce que Seer appelle dans son étude « impression growth masking CTR decline ».
Je l’ai vu en live chez un client formation professionnelle. 240 pages de guides certifiants. Entre août 2025 et février 2026 :
- CTR moyen : -28 %
- Impressions : +140 %
- Clics organiques : +67 %
Comment ?
Parce que Google a commencé à afficher des AIO sur 900 nouvelles requêtes longue traîne liées à leurs contenus. Des requêtes sur lesquelles ils n’apparaissaient jamais avant (positions 18-30, invisibles).
Maintenant, ils apparaissent en AIO. Avec un CTR faible (1,8 %), mais sur un volume d’impressions gigantesque.
Bilan : +67 % de sessions organiques en six mois. Malgré une « baisse de CTR ».
Quand un client me dit « j’ai perdu du CTR à cause des AIO », je regarde trois métriques dans cet ordre :
- Volume de clics absolu (pas le CTR)
- Volume d’impressions (est-ce qu’il monte ou baisse ?)
- Taux de citation dans les AIO (combien de mes pages sont référencées ?)
Le CTR seul ne dit rien. Il faut le contextualiser.
Comment construire un contenu que Google cite dans les AIO ?
La question que tout le monde me pose : qu’est-ce qui fait qu’une page est citée dans une AI Overview ?
Je ne peux pas vous donner un algorithme. Google ne le publie pas. Mais je peux vous donner ce que j’observe chez mes clients sur 200+ pages suivies qui sont citées de manière récurrente dans des AIO depuis 8 mois.
1. Donnée primaire > reformulation
Les pages citées contiennent au moins un élément de donnée que Google ne peut pas générer lui-même :
- Tableau comparatif avec mesures (durée, poids, prix, dimensions)
- Résultat de test (« nous avons testé 12 modèles pendant 6 mois »)
- Étude de cas chiffrée (« -34 % de retours SAV après changement de process »)
- Graphique annoté, schéma technique, plan côté
Google peut reformuler une définition. Il ne peut pas inventer un tableau de 15 lignes avec des données que vous seul avez mesurées.
2. Structure markdown lisible
Les pages citées ont une structure HTML propre :
- H2 > H3 cohérents
- Listes
<ul>/<ol>(pas des paragraphes en tirets) - Tableaux
<table>avec<thead>et<tbody> - Pas de blocs de texte de 400 mots sans aération
Google parse. S’il ne comprend pas la structure, il ne cite pas.
3. Réponse directe en haut de page
Les pages citées répondent à la question dans les 150 premiers mots. Pas après 3 paragraphes d’intro.
Exemple : requête « quelle épaisseur isolation combles perdus RT 2012 ».
Page A (pas citée) : « L’isolation des combles est un enjeu majeur de la rénovation énergétique. Depuis la mise en place de la RT 2012… [300 mots]. La réponse : 300 mm minimum. »
Page B (citée) : « RT 2012 impose 300 mm minimum d’isolation en combles perdus (R ≥ 7 m².K/W). En rénovation, la moyenne constatée est 320-350 mm. Voici le détail par zone climatique : [tableau]. »
Google cite B. Pas A.
4. Fraîcheur ou autorité
Les pages citées sont soit :
- Récentes (mises à jour < 6 mois)
- Ou sur un domaine à forte autorité thématique (backlinks cohérents, cocon sémantique dense)
Une page isolée, jamais mise à jour, sans maillage interne, a 90 % de chances de ne jamais être citée. Même si le contenu est bon.
5. Pas de bullshit
Les pages citées ne contiennent pas de phrases vides type « dans le paysage actuel du digital », « il convient de noter que », « depuis la nuit des temps ».
Google a entraîné ses modèles sur des milliers de milliards de tokens. Il sait repérer le remplissage. Il ne le cite pas.
Si votre intro fait 4 paragraphes sans donner un seul chiffre, vous ne serez pas cité.
Ce que ça change pour un site e-commerce en 2026
Résumons.
Le CTR des AI Overviews remonte. Mais il reste inférieur à celui d’une SERP sans AIO. Et il est violemment inégalitaire entre pages citées (+2,1 %) et pages non citées (0,9 %).
Pour un site e-commerce, ça veut dire trois choses :
1. Vos fiches produit et catégories ne sont pas menacées
Les AIO n’apparaissent que sur 5 % des requêtes transactionnelles. Google veut vous vendre de la pub, pas répondre à « acheter X » avec un paragraphe généré.
Votre catalogue reste protégé. Continuez à l’optimiser. Continuez à construire des cocons de catégories. Rien ne change.
2. Votre contenu informationnel doit mériter la citation
Vos guides d’achat, vos pages « comment choisir », vos FAQ — tout ça est dans la zone de tir des AIO. 86 % des requêtes de type question affichent une AIO. 95 % des requêtes de comparaison aussi.
Si votre guide ne contient pas de donnée propriétaire, de tableau, de test, de chiffre sourcé — il va couler.
Vous devez passer de « guide générique reformulé » à « guide qui apporte de la donnée que Google ne peut pas créer ».
3. Le paid search devient plus rentable sur certaines requêtes
Les AIO filtrent les clics informationnels purs. Elles laissent passer les clics qualifiés. Résultat : votre CTR paid baisse en volume, mais monte en qualification.
Sur les requêtes où une AIO s’affiche, testez une montée en enchère. Le CPC monte moins vite que le taux de conversion. Vous gagnez du ROAS.
Je l’ai fait chez 8 clients depuis novembre 2025. 7 fois sur 8, ça a monté le ROAS de +12 % à +34 %.
Un exemple complet
Client équipement camping. 1 200 références. Budget SEA de 6 800 € / mois. En octobre 2025, Google déploie des AIO sur 80 % de leurs requêtes guides (« comment choisir sac de couchage grand froid », « différence duvet synthétique », etc.).
Entre octobre 2025 et janvier 2026 : -31 % de trafic organique sur les guides. Pas de baisse sur le catalogue produit.
On restructure 22 guides. On ajoute :
- Tableaux comparatifs (température confort vs limite, poids, prix au gramme)
- Schémas techniques annotés (types de cloisonnement duvet)
- Tests terrain (« testé 14 nuits entre -8°C et -15°C »)
On republie entre février et mars 2026. Résultat en avril 2026 :
- 19 guides sur 22 cités dans au moins une AIO
- +58 % de sessions organiques sur les guides restructurés
- CTR moyen : 2,3 % (vs 3,1 % avant AIO, mais vs 0,8 % avant restructuration)
Côté paid : on monte les enchères de +18 % sur les requêtes « comment choisir » (qui affichent des AIO). CPC monte de +9 %. Taux de conversion monte de +22 %. ROAS passe de 4,7 à 5,9.
Bilan global mars 2026 vs septembre 2025 : +12 % de CA organique + paid, pour un budget pub stable.
Google ne tue pas le SEO. Il tue le SEO paresseux.
Vous perdez du trafic depuis l'arrivée des AIO ?
Premier appel = audit live de votre visibilité dans les AI Overviews. On regarde vos pages, on identifié celles qui peuvent être citées, on restructure ce qui doit l’être. Vous repartez avec un plan d’action chiffré.
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Le CTR des AI Overviews remonte-t-il vraiment ?
Oui. Selon l'étude Seer Interactive (2,43 milliards d'impressions), le CTR moyen est passé de 1,3 % en décembre 2025 à 2,4 % en février 2026, soit +85 % en deux mois. Mais il reste inférieur au CTR d'une SERP sans AIO (3,8 %).
Quelle différence de CTR entre une page citée et une page non citée dans une AIO ?
Une page citée dans l'AI Overview capte 2,1 % de CTR moyen. Une page présente sur la même SERP mais non citée tombe à 0,9 %. Soit +133 % en faveur des pages citées.
Les AI Overviews apparaissent-elles sur toutes les requêtes ?
Non. Elles s'affichent sur 86 % des questions, 95 % des comparaisons, 36 % des requêtes informationnelles, mais seulement 5 % des requêtes transactionnelles (selon Seer Interactive).
Le paid search est-il impacté par les AI Overviews ?
Oui, mais moins que l'organique. Quand une AIO s'affiche, le CTR paid passe de 21,8 % à 16,2 %. Mais entre 2025 et 2026, il a remonté de +11 %, signe d'une meilleure qualification des clics résiduels.
Comment faire pour être cité dans une AI Overview ?
Apportez de la donnée primaire (tableaux, tests, mesures), structurez en HTML propre (listes, H2/H3, tableaux), répondez directement dans les 150 premiers mots, et maintenez la fraîcheur de vos contenus.