L’emplacement du lien dans la page source : un détail qui pèse autant que son choix
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Notre appréciation : un lien posé dans le corps d’un texte pertinent pèse plus qu’un lien identique relégué en pied de page ou en barre latérale.
Repères : Google a documenté, dans un brevet sur le modèle du surfeur raisonnable, que la position et le format d’un lien influencent le poids qu’il transmet.
Notre conseil : viser un emplacement dans le corps du texte, entouré d’une phrase qui a du sens, plutôt qu’un simple ajout en fin d’article.
À retenir : le même lien, au même endroit sémantique, ne vaut pas la même chose selon sa position physique dans la page.
Deux liens identiques, posés vers la même page cible avec la même ancre, ne transmettent pas forcément le même poids. L’endroit où ce lien apparaît dans la page source change la donne : un lien noyé dans un pied de page générique, répété sur des centaines de pages d’un même site, ne ressemble en rien à un lien unique, posé au milieu d’un paragraphe qui traite précisément du sujet concerné. Cette page détaille pourquoi l’emplacement d’un lien compte, ce qu’un document public de Google a confirmé sur ce point, et comment choisir le bon emplacement une fois la page source déjà validée par les filtres précédents. Cette page complète La méthode du lien unique mesuré.
Pourquoi un lien en pied de page ou en barre latérale pèse moins
Un lien placé dans le pied de page ou dans la barre latérale d’un site apparaît presque toujours à l’identique sur un grand nombre de pages du même domaine, qu’elles traitent ou non un sujet proche de la page cible. Cette répétition mécanique, indépendante du contenu de chaque page, ressemble davantage à un élément de navigation ou à un partenariat commercial qu’à une recommandation éditoriale ponctuelle. Google a historiquement associé ce type d’emplacement à un poids plus faible que celui d’un lien contextuel inséré une seule fois dans le corps d’un article.
Cette différence ne tient pas uniquement à une suspicion de manipulation : un lien en pied de page n’est entouré d’aucune phrase qui explique pourquoi il est là, alors qu’un lien contextuel s’appuie sur la phrase qui le précède et celle qui le suit pour préciser son sens. C’est précisément cette phrase environnante qui renforce le signal de proximité sémantique détaillé plus haut dans ce chapitre : sans elle, le lien perd une bonne partie de son contexte utile.
Un catalogue de vente de liens qui propose un emplacement en pied de page, souvent moins coûteux, doit donc être jugé pour ce qu’il est : une option disponible, pas un choix équivalent à un lien contextuel bien placé, malgré un prix parfois présenté comme comparable.
Le modèle du surfeur raisonnable : ce que Google a documenté publiquement
Google a décrit, dans un brevet connu sous le nom de modèle du surfeur raisonnable, une évolution du calcul d’autorité des liens qui tient compte de la probabilité réelle qu’un internaute clique sur un lien donné, plutôt que de traiter tous les liens d’une page de façon strictement identique. Ce modèle prend en compte, entre autres facteurs documentés publiquement, la position du lien dans la page, sa taille, sa couleur, et le nombre total de liens présents sur la même page.
Un lien placé en plein milieu d’un paragraphe de texte, écrit en couleur visible et de taille normale, correspond à ce qu’un internaute a le plus de chances de remarquer et de suivre. Un lien minuscule, en bas d’une page encombrée de dizaines d’autres liens, correspond à l’inverse à ce qu’un internaute remarque et suit le moins souvent. Ce document public de Google confirme, par la mécanique même qu’il décrit, l’intuition éditoriale selon laquelle tous les emplacements d’un lien ne se valent pas.
Cette logique rejoint directement l’esprit de la méthode du lien unique mesuré : un lien choisi avec soin perd une partie de son effet s’il est ensuite placé n’importe où dans la page source, sans considération pour sa visibilité réelle auprès d’un lecteur humain.
Ce que Google a documenté
3 dates qui encadrent le poids d’un lien
modèle du surfeur raisonnable, qui pondère un lien selon sa position, sa taille et le nombre de liens sur la page
confirmé officiellement par le brevet « Ranking documents based on large data sets »
introduits par Google aux côtés de nofollow, changent ce que transmet le lien
Choisir le bon emplacement une fois la page source validée
Une fois la proximité sémantique et l’autorité de la page source confirmées, reste à négocier ou à vérifier l’emplacement précis du lien dans le texte. Le meilleur emplacement se situe généralement dans le corps principal de l’article, dans un paragraphe qui traite directement le sujet de la page cible, idéalement sans être noyé au milieu d’une dizaine d’autres liens sortants qui diluraient l’attention portée à chacun.
La position verticale dans la page compte aussi, sans qu’il faille en faire une règle absolue : un lien présent dès les premiers paragraphes reste généralement plus visible qu’un lien ajouté tout en bas d’un article très long, simplement parce qu’une partie des lecteurs n’atteint jamais la fin de la page. Cette considération reste secondaire face au critère principal, la pertinence du paragraphe qui entoure le lien, mais elle départage 2 emplacements par ailleurs équivalents.
Ce choix d’emplacement se documente, lui aussi, dans le brief qui accompagne chaque lien posé, détaillé dans la dernière page de ce chapitre : noter l’emplacement choisi permet de comparer, dans le temps, si les liens les mieux placés produisent effectivement un effet plus net que les liens relégués en bas de page.
Un bon emplacement reste aussi un lien techniquement accessible
L’emplacement éditorial, dans un paragraphe pertinent, ne suffit pas si le lien reste techniquement invisible pour un robot d’exploration. Un lien généré uniquement après un clic sur un bouton afficher plus, un lien chargé par un script JavaScript complexe que certains robots explorent mal, ou un lien placé derrière un mur d’inscription, perdent une bonne partie de leur valeur même parfaitement situé dans le texte sur le plan éditorial.
L’attribut qui accompagne le lien compte aussi : un lien marqué nofollow, sponsored ou ugc indique explicitement à Google de ne pas transmettre le même signal d’autorité qu’un lien standard. Cette distinction, documentée publiquement par Google depuis l’introduction de ces attributs, change la nature même de ce que transmet le lien, indépendamment de son emplacement éditorial dans la page.
Vérifier ces 2 points techniques, l’accessibilité réelle du lien pour un robot et l’attribut qui l’accompagne, complète utilement le choix de l’emplacement éditorial. Un lien parfaitement placé dans un paragraphe pertinent, mais marqué nofollow ou caché derrière un script non indexable, ne produit pas l’effet recherché par la méthode, quelle que soit la qualité du reste de la sélection. Ce point se vérifie en demandant simplement, avant la pose, à consulter le code source exact de l’emplacement prévu.
Avant de poser le lien
5 points à vérifier sur l’emplacement
- Lien dans le corps du textepas en pied de page ni en barre latérale répétée sur tout le site
- Paragraphe pertinent autour du lienpas noyé au milieu d’une dizaine d’autres liens sortants
- Position plutôt en début d’articleune partie des lecteurs n’atteint jamais la fin d’une page longue
- Lien techniquement accessiblepas généré seulement après un clic sur « afficher plus », ni caché par un script complexe
- Attribut du lien vérifiénofollow, sponsored ou ugc ne transmettent pas le même signal qu’un lien standard
Questions fréquentes
Un lien dans une bio d’auteur compte-t-il comme un lien contextuel ?
Pas vraiment, car il se répète à l’identique sur tous les articles du même auteur, indépendamment du sujet traité. Il se rapproche davantage d’un lien de navigation que d’un lien contextuel posé une seule fois dans un paragraphe pertinent.
Faut-il refuser systématiquement un emplacement en pied de page ?
Pas systématiquement, mais il faut en avoir conscience au moment de juger le rapport entre le prix proposé et l’effet attendu. Un emplacement contextuel, même plus coûteux, reste généralement le choix le plus cohérent avec la méthode du lien unique mesuré.
La taille ou la couleur du texte du lien a-t-elle vraiment une importance ?
Google l’a documenté publiquement dans son brevet sur le modèle du surfeur raisonnable : un lien plus visible, de taille normale et de couleur distincte, correspond à une probabilité de clic plus élevée, ce qui influence le poids calculé pour ce lien.
Vaut-il mieux un lien en début ou en fin d’article ?
En début d’article le plus souvent, car une partie des lecteurs n’atteint jamais la fin d’une page longue. Ce critère reste secondaire face à la pertinence du paragraphe qui entoure le lien, qui prime toujours sur sa seule position verticale.
Testez vos connaissances
1. Pourquoi un lien placé en pied de page pèse-t-il généralement moins qu’un lien contextuel ?
- Parce qu’il n’est jamais cliquable
- Parce qu’il se répète à l’identique sur de nombreuses pages sans lien avec le contenu
- Parce que Google le supprime automatiquement
- Parce qu’il coûte toujours moins cher
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Parce qu’il se répète à l’identique sur de nombreuses pages sans lien avec le contenu
2. Quel document public de Google a décrit un modèle qui pondère un lien selon sa position, sa taille et sa couleur ?
- Le rapport de transparence annuel
- Le brevet du surfeur raisonnable
- Le guide Google Search Essentials
- La documentation Core Web Vitals
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Le brevet du surfeur raisonnable
3. Quels facteurs ce modèle de Google prend-il en compte pour un lien, selon cette page ?
- Uniquement l’ancre utilisée
- Uniquement la couleur du texte
- Le nombre de partages sur les réseaux sociaux
- La position du lien dans la page, sa taille, sa couleur et le nombre total de liens présents
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La position du lien dans la page, sa taille, sa couleur et le nombre total de liens présents
4. Qu’est-ce qui peut rendre un lien éditorialement bien placé techniquement inefficace, selon la dernière section ?
- Un lien chargé uniquement après un clic sur un bouton ou par un script JavaScript complexe
- Une couleur de texte trop vive
- Une ancre de marque
- Un paragraphe trop court
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Un lien chargé uniquement après un clic sur un bouton ou par un script JavaScript complexe
5. Que signale un attribut comme nofollow, sponsored ou ugc sur un lien ?
- Que Google ne transmettra pas le même signal d’autorité qu’un lien standard
- Que le lien est plus visible pour les internautes
- Que l’ancre utilisée est une ancre exacte
- Que le lien a été posé en premier dans la page
Voir la réponse
Que Google ne transmettra pas le même signal d’autorité qu’un lien standard
Sources :
- Connaissance générale vérifiable : brevet Google « Ranking documents based on large data sets » (modèle dit du surfeur raisonnable, déposé en 2004, accordé en 2012), qui pondère un lien selon sa position, sa taille et le nombre de liens présents sur la page
- Connaissance générale vérifiable : Google, introduction des attributs rel="sponsored" et rel="ugc" aux côtés de rel="nofollow" (annonce officielle Google Search Central, 2019)

