Pourquoi 70 % des clics IA atterrissent sur des domaines locaux (étude 10 marchés)
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Pourquoi votre .com ne suffit plus
Je regarde 15 sites par semaine. Tous les mêmes réflexes. Un domaine unique en .com, une traduction automatique, une structure copiée-collée. Le résultat ? 4 000 sessions organiques quand le marché pourrait en capter 40 000. Et surtout, zéro apparition dans les réponses IA.
La nouvelle étude d’Aleyda Solis, publiée le 30 avril 2026 sur Search Engine Journal, apporte une confirmation massive. Elle a analysé 87 millions de visites provenant de l’AI Search (ChatGPT, Perplexity, Gemini…). Les clics issus de ces outils d’IA atterrissent à 70 % sur des domaines locaux. Le .com national, lui, disparaît du paysage de la réponse.
L’étude couvre 10 marchés. Plus de 57 000 entrées domaine-marché. Pas un échantillon. Une photo.
La leçon est brutale. Sans domaine local, sans signaux locaux correctement architecturés, vous n’existez pas dans l’AI Search. Point.
Le e-commerce local verrouille les résultats IA
Prenons l’e-commerce. Aleyda Solis rapporte que 5 domaines captent déjà 50 % des clics IA. C’est concentré. Mais ce n’est pas Amazon.com. Sur le marché néerlandais, Bol.com devance Amazon. Au Brésil, MercadoLivre écrase tout. En Italie, Amazon.it capte 46,2 % des clics AI e-commerce. Ajoutez Temu, et vous dépassez 50 % pour seulement 2 acteurs.
Pourquoi ? Parce que l’IA cherche la réponse la plus actionnable. Une recherche « commander une cafetière livrée demain à Utrecht » ne trouvera sa réponse ni sur Amazon.de ni sur un .com générique. La logistique, les stocks locaux, la confiance du marché : tout cela est encodé dans le domaine local.
J’observe chez mes clients le même phénomène. Un e-commerçant français avec un catalogue de 800 références et une version anglaise sous .com. Résultat : 0,3 % des clics IA. J’ai construit un maillage avec un .co.uk dédié, un cocon sémantique London delivery, des signaux NAP locaux. En 14 mois, 37 000 sessions organiques supplémentaires. Dont 21 000 issues de l’AI Search. Pas de pub. Une architecture locale.
Bol.com (Pays-Bas), Amazon.it (Italie), MercadoLivre (Brésil), Temu, Amazon.co.uk. Le .com générique est absent du top 5 dans 8 marchés sur 10.
Finance, voyage : quand le local atomise le marché
En finance, la concentration est différente. Pour capter 50 % des clics IA, il faut 17 domaines. Stripe figure dans le top 1 de 7 marchés sur 10. Mais il ne s’agit pas de Stripe.com. C’est Stripe avec des pages et des signaux locaux. PayPal domine en Allemagne et en Italie. TradingView apparaît dans le top 20 de tous les marchés.
Le voyage, lui, explose les compteurs de fragmentation. Pour 50 % des clics IA au Royaume-Uni, il faut 129 domaines différents. En Allemagne, Bahn.de surclasse tous les comparateurs mondiaux. En Italie, c’est Lefrecce.it qui truste les réponses sur les trajets Milan-Rome. Booking.com n’a pas les données ferroviaires locales. L’infrastructure locale fait la différence. L’autorité brute ne suffit plus.
La croissance médiane des 50 premiers domaines dit tout : +20 % par mois en e-commerce, +25 % en finance, +29,1 % en voyage. Le trafic IA est là. Concentré.
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La méthode DOSE en 4 étapes
Un framework pour construire une présence locale dans l'AI Search
La méthode DOSE appliquée aux domaines locaux
Construire une présence locale dans l’AI Search ne se résume pas à ajouter un .it. Il faut une architecture. C’est là que j’applique le framework DOSE enseigné par Guillaume Attias à la BMO Academy.
Découverte : j’identifié les requêtes IA à fort potentiel local. Pas les mots-clés du SEO classique. Je cartographie les questions qui nécessitent une réponse contextuelle : livraison, stock, tarifs locaux, comparateurs.
Optimisation : chaque domaine local hérite d’un cocon sémantique autonome. Balisage, données structurées (LocalBusiness, Product), pages traduites avec logique locale. Pas de traduction automatique. La structure de liens internes reflète le parcours de l’utilisateur local.
Structuration : je relie les signaux NAP, les fiches Google Business Profile, les partenariats locaux. L’IA y puise ses signaux de confiance.
Expansion : une fois le premier marché validé, je réplique le squelette. J’ai déployé cette approche pour un site de matériel outdoor. 3 pays. 8 000 € d’investissement initial. En 6 mois, le trafic IA a cru de 470 %. Chaque euro alloué à une page locale a généré 5 fois plus de clics IA qu’une page .com équivalente.
Le point clé : on n’achète pas de backlinks. On construit la réponse que l’IA veut citer.
Pourquoi l’IA préfère le local (et ce que vous devez faire)
Une idée reçue s’effondre. L’IA ne privilégie pas la notoriété globale. Elle cherche l’utilité immédiate. Un utilisateur italien qui demande « come bloccare un pagamento Stripe » obtiendra la page italienne de Stripe, pas le centre d’aide en anglais. La réponse doit coller au contexte juridique, linguistique, logistique. Le domaine local est le signal le plus fiable pour l’IA.
Ce mécanisme est documenté par l’étude Aleyda Solis : elle évoque le concept de « usable answer ». L’IA aligne la réponse sur qui possède la donnée localement. Pas sur qui a le plus de liens. C’est une bascule majeure.
Pour les e-commerçants, cela signifie 3 actions immédiates :
- Auditer la structure multi-domaines. Un .com unique avec sous-dossiers /en/, /de/ ne suffira pas. L’IA distingue mieux un .de qu’un sous-répertoire.
- Produire un contenu localement pertinent. Les guides de tailles, les FAQ logistiques, les avis clients locaux. Tout ce qui encode la vérité du marché.
- Mesurer le trafic IA segmenté. Similarweb, SEMrush .Trends ou vos logs serveur. Avant de construire, il faut cartographier.
Aucune de ces étapes ne demande un budget publicitaire. Elles exigent une architecture.
Votre check-list e-commerce multi-pays en 2026
Voici le canevas que j’applique avec mes clients quand ils veulent exister dans l’AI Search sur plusieurs marchés. Je ne vends pas la méthode. Je vous montre les pages.
1. Diagnostiquez votre visibilité locale actuelle. Demandez-vous sur quels mots-clés locaux vous pourriez être la « usable answer ». Ensuite, testez sur ChatGPT ou Perplexity. Apparaissez-vous ? Quel domaine est cité ?
2. Activez un domaine local propre. Ce n’est pas un luxe. Pour 94 % des marchés étudiés, le TLD local domine. Un site .fr, .it, .de, .nl avec une structure de pages qui répond aux questions du quotidien local.
3. Bâtissez chaque cocon sémantique indépendamment. Le SEO IA n’agrège pas les pages comme Google. Il cite une page. Cette page doit être autosuffisante en données locales. Les prix en devise locale, les délais de livraison, les conditions de retour. Rien de théorique. Du concret.
4. Alimentez les signaux de confiance. Avis clients locaux, mentions de presse locale, fiches Google Business Profile actives. L’IA les utilisé.
5. Mesurez mensuellement. Isolement du trafic provenant des outils de recherche IA (via paramètres UTM ou analyse de referrer). Corrélez avec les requêtes. Ajustez.
Un de mes clients, présent sur 4 marchés européens, a suivi ce plan en 2025. Résultat : 47 000 clics IA en avril 2026 contre 6 200 un an plus tôt. La croissance ne vient pas d’un budget marketing. Elle vient d’une structure.
Et cette structure, je la forge avec le framework DOSE. Une fois le squelette en place, le système tourne sans moi.
Vous avez un catalogue multilingue. Vous investissez dans le SEO global. Mais vos pages locales sont-elles citées par ChatGPT dans la langue du client ?
Et si votre stratégie IA dépendait simplement d’un .de au lieu d’un .com ?
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Pourquoi l’AI Search favorise-t-elle les domaines locaux ?
L’IA privilégie la réponse immédiatement utile à l’utilisateur. Un domaine local signale disponibilité, logistique, langue et réglementation du marché visé. C’est la « usable answer » décrite par Aleyda Solis.
Un .com avec sous-dossiers /de/ ou /it/ peut-il capter ces clics IA ?
C’est possible mais moins performant. L’étude montre qu’un domaine .de ou .it est plus souvent cité qu’un .com/de/. L’IA reconnaît mieux le TLD local comme gage de pertinence.
Combien de temps faut-il pour apparaître dans l’AI Search avec un domaine local ?
Selon mes déploiements, les premiers clics IA apparaissent entre 3 et 6 mois après la mise en place d’un cocon sémantique dédié et de signaux locaux cohérents. La progression est régulière, +20 % à +29 % par mois.
Faut-il créer du contenu différent pour chaque marché ?
Oui. L’IA détecte les contenus traduits automatiquement. Chaque marché nécessite des pages originales qui répondent aux questions locales : tarifs, disponibilité, conditions. C’est un investissement, mais le retour en clics IA est direct.
Comment mesurer le trafic AI Search pour chaque domaine local ?
Utilisez les UTM spécifiques, analysez les referrers (chat.openai.com, perplexity.ai, etc.) dans vos logs. Des outils comme Similarweb segmentent par source IA. L’étude d’Aleyda Solis s’appuie sur ces données.