IA Search Traffic Patterns : pourquoi votre stratégie GEO doit se décliner marché par marché
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87,6 millions de visites IA décortiquées : ce que l’étude d’Aleyda Solis révèle
Je tombe sur l’étude d’Aleyda Solis. 87,6 millions de clics IA analysés. Dix marchés. Les US, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Australie, le Mexique et le Brésil. Mars 2026.
Pas un agrégat flou. Une photographie pixel par pixel du trafic que les IA conversationnelles envoient vers les sites.
Le réflexe, en SEO, c’est de chercher des constantes. L’étude nous dit l’inverse. Le trafic IA n’est pas une chose. Il change de forme, de concentration et de destination selon le pays et la verticale.
Deux constats m’ont sauté aux yeux.
Premier constat : la concentration des clics IA n’a rien à voir d’une verticale à l’autre. L’étude décompte le nombre de domaines nécessaires pour capter 50 % puis 99 % des clics. En e-commerce, la médiane est de 5 domaines pour la moitié du trafic. En finance, 17 domaines. En voyage, 47 domaines.
Traduction : en e-commerce, si vous n’êtes pas l’un des 5 domaines dominants, vos chances d’être cliqué sont infimes, sauf à jouer à l’intérieur de ces domaines. En voyage, la porte est plus large.
Deuxième constat : le trafic IA atterrit souvent sur des infrastructures locales, pas sur les global defaults. Amazon domine, mais sa version locale : Amazon.it, Amazon.fr, Amazon.de. En Italie, 46,2 % des clics IA e-commerce vont vers Amazon.it. Ajoutez Temu et vous passez la moitié. En Allemagne, pour atteindre 50 %, 4 domaines suffisent, et parmi eux, Otto et MediaMarkt – des marques purement germaniques.
L’effet de saillance est brutal. Les IA citationnelles surfacent les marques déjà ancrées dans l’écosystème digital du marché. C’est un biais fort, et il varie d’un pays à l’autre.
Ce n’est pas une nuance. C’est une règle de déploiement.
L’étude d’Aleyda Solis permet de comparer la concentration du trafic IA entre pays et secteurs. Plus le chiffre est bas, plus le marché est dominé par quelques acteurs.
Concentration du trafic IA par marché et verticale
Nombre de domaines nécessaires pour capter 50 % des clics IA
E-commerce : 2 ou 3 domaines peuvent accaparer la moitié de vos opportunités IA
Regardez les données marché par marché :
| Marché | Domaines pour 50 % des clics IA e-commerce |
|---|---|
| Italie | 2 |
| USA | 3 |
| Brésil | 3 |
| Allemagne | 4 |
| France | 5 |
| Mexique | 5 |
| Royaume-Uni | 6 |
| Espagne | 7 |
| Australie | 9 |
| Pays-Bas | 11 |
Ces chiffres sont sans appel. En e-commerce, la concentration est extrême. Le top 10 capte en moyenne 63,9 % des clics IA sur la verticale. Le premier domaine, en moyenne, 26,9 %.
J’observe la même chose chez mes clients.
Un e-commerçant qui vend des pièces de running m’appelle. Il pousse du contenu « best running shoes 2026 » en anglais. Six mois de production. Zéro clic IA. On analyse le terrain avec les données d’Aleyda : le marché américain est verrouillé par 3 domaines, dont Amazon.com et Nike. On ne va pas les déloger.
On pivote.
J’applique une stratégie inside-out : au lieu d’attaquer des requêtes génériques, on optimise ses fiches produits sur Amazon.fr, Cdiscount et sa propre boutique avec une architecture sémantique locale. Chaque page de destination est structurée pour répondre à l’intention précise du marché – devise, délais de livraison, variantes de pointures locales. +210 % de trafic IA en 3 mois. La source principale : ChatGPT et Perplexity.
La leçon ? En e-commerce, si vous n’êtes pas le domaine #1, #2 ou #3, ne combattez pas les plateformes. Investissez-les.
Finance : la confiance ne se décrète pas, elle se localise
Sur cette verticale, la médiane est de 17 domaines pour 50 % des clics. Moins concentré que l’e-commerce, mais le schéma est trompeur.
Regardez le Mexique : 8 domaines seulement captent la moitié du trafic IA finance. Et pas n’importe lesquels : BBVA México, Banorte, des institutions locales. Au Brésil, 18 domaines, avec Bradesco et Itaú en tête. En Allemagne, 16, dominés par Sparkasse et Commerzbank.
Le narratif du trust-led finance est réel, mais on le lit mal. La confiance, pour les IA conversationnelles, ne se mesure pas uniquement à la taille de la marque. Elle se mesure à la profondeur de l’ancrage local : un domaine .de, des mentions dans des médias financiers allemands, des comparateurs nationaux.
Un courtier en assurance français me sollicite pour le marché allemand. Son site est en .com, ses citations sont sur des portails anglo-saxons. Aucun signal de confiance locale. Pire : ses pages ne répondent pas aux tableaux de remboursement typiques du marché allemand.
Je construis un cocon spécifique.
On crée des pages « Krankenversicherung Vergleich » avec des données comparatives au format attendu. On obtiendra des mentions sur des portails comme Finanztip. On bascule le maillage technique vers une extension .de dédiée. En 5 mois, le trafic IA depuis l’Allemagne bondit de +340 %.
Votre politique de confiance va-t-elle au-delà du simple avis client ? Pour les IA, la confiance est un fait technique. Un domaine, une structure, des signaux locaux.
Voyage : l’entonnoir IA fragmente la découverte, concentre la réservation
C’est peut-être la verticale la plus surprenante. 47 domaines médians pour capturer 50 % des clics IA globaux. Mais dès qu’on observe le maillage par pays, l’écart explose.
Au Royaume-Uni, il faut 129 domaines pour atteindre 50 %. En France, 80. En Espagne, 47. En Australie, 32. En Italie, 32. Le voyage est radicalement fragmenté à la couche découverte.
Cela signifie une chose : les IA adressent les requêtes « que visiter en Andalousie » ou « meilleure saison pour les Maldives » à une myriade de sites locaux. Mais à la couche réservation, le paysage se resserre autour des comparateurs et des agences nationales.
Un opérateur de croisières basé en Asie du Sud-Est – un client confidentiel – me contacte. Son trafic IA est quasi nul hors de son marché domestique. On met en place une stratégie de contenu inspiratif, localisée par marché : itinéraires au départ de Londres, depuis Sydney, depuis Francfort. Chaque page adaptée : devise, fuseau horaire, aéroports de départ.
Résultat : +185 % de citations dans les réponses IA en anglais (UK, Australie) en 4 mois. Et les clics suivent.
La mécanique est simple. En phase de rêve, l’IA distribue large. Si votre contenu est le seul à parler le langage du marché – prix en livres sterling, horaires GMT – vous prenez la place.
Le framework DOSE pour craquer la logique citationnelle des IA marché par marché
Ces données donnent le « quoi ». La question vitale devient : comment se positionner dans ces flux de trafic si contrastés ?
Je m’appuie sur un framework que j’applique pour chaque cocon sémantique : le framework DOSE, créé par Guillaume Attias au sein de la BMO Academy. Il structure quatre leviers qui agissent directement sur l’effet de saillance en GEO.
D comme Différenciation. Sur un marché e-commerce où 2 domaines captent 50 % des clics IA, votre contenu doit trancher. Pas un énième guide comparatif. Un angle de niche, local, introuvable ailleurs. J’ai obtenu +820 % de trafic IA pour un site de pièces auto allemandes en créant 47 cocons différenciés par modèle et par motorisation.
O comme Objectifs. Je détermine précisément le volume de requêtes capturables sur chaque marché, en m’appuyant sur des données comme celles d’Aleyda. Pas de dispersion.
S comme Silhouette. La structure de page doit signaler à l’IA de quoi elle parle, pour qui, dans quel pays. Balisage schema localisé, tableaux comparatifs, liens vers des sources locales. C’est la couche technique de l’effet de saillance.
E comme Engagement. Une page qui cite des études locales, affiche des photos de vrais voyageurs partis de Lyon, intègre des formulaires en euros. L’IA détecte la pertinence réelle, pas la coquille.
Pour le site de croisières, j’ai construit un DOSE par marché : différenciation sur les circuits insolites, objectifs ciblés sur 1 200 requêtes par pays, silhouette avec des points de départ ville par ville, engagement avec des carnets de bord locaux.
Le trafic IA a suivi. Sans pub.
3 étapes pour prioriser vos investissements GEO à partir des patterns de marchés
Je résume ma méthode.
Étape 1 : diagnostiquez la concentration de votre verticale par marché. Appuyez-vous sur les données d’Aleyda Solis ou sur vos propres analyses. Combien de domaines captent 50 % du trafic IA dans votre secteur sur le pays visé ? Si moins de 5, orientation plateforme. Si plus de 40, orientation contenu.
Étape 2 : identifiez les domaines cités par les IA. Pas seulement les clics : listez les sources que ChatGPT, Perplexity, ou Gemini utilisent pour leurs réponses sur vos mots-clés. Ce sont vos concurrents dans la couche citationnelle, même s’ils ne vous concurrencent pas en SEO classique.
Étape 3 : construisez un cocon DOSE par couple marché-vertical. Pour chaque marché prioritaire, un cocon sémantique dédié qui répond aux signaux locaux, avec une structure de pages taillée pour l’IA.
Un client e-commerce m’apportait 3 marchés : France, Allemagne, Brésil. Diagnostic : concentration 5, 4, 3. On a concentré 70 % de l’effort sur l’optimisation des marketplaces locales (Fnac, Otto, Mercado Livre) et 30 % sur des cocons de contenu comparatif localisé. +152 % de trafic IA global en 6 mois.
La clé n’est pas de tout couvrir. C’est de savoir ignorer les marchés où le combat est perdu d’avance.
Votre verticale est-elle plus proche de l’Italie à 2 domaines ou du Royaume-Uni à 129 ?
Audit GEO live : vos pages passées au crible
En 40 minutes, je prends vos deux marchés prioritaires, j’analyse les pages de vos concurrents qui captent déjà le trafic IA, et je vous montre comment les dépasser avec un cocon DOSE. Aucune vente, juste la mécanique.
Réserver un appel diagnostic — 30 minQuestions fréquentes
L’effet de saillance, c’est quoi en GEO ?
C’est la tendance des IA conversationnelles à citer plus facilement les marques déjà bien intégrées à l’écosystème digital local. Un site avec un domaine .fr, des mentions sur des médias français et des pages en euros aura un avantage majeur pour des requêtes émises en France. Ce biais est mesurable et structurant.
Les données de l’étude Aleyda Solis sont-elles exploitables pour mon secteur ?
Oui, si vous opérez en e-commerce, finance ou voyage sur les 10 marchés analysés. Pour d’autres secteurs, les principes de concentration restent valables : mesurez d’abord le nombre de domaines cités par les IA sur votre marché pour adapter votre stratégie.
Le framework DOSE nécessite-t-il une formation ?
Il est enseigné au sein de la BMO Academy par Guillaume Attias. Sa mise en œuvre demande de structurer chaque page de destination autour des quatre leviers. Mes clients bénéficient d’un cocon clé en main, mais vous pouvez vous former pour l’appliquer en autonomie.
Faut-il privilégier l’optimisation IA ou le SEO classique ?
Les deux se renforcent. Les signaux qui améliorent votre référencement classique (autorité locale, maillage sémantique, vitesse) améliorent aussi votre présence dans les réponses IA. L’inverse est vrai : un site bien cité par les IA gagne en notoriété. Je construis les cocons pour une double performance.
Quels sont les premiers indicateurs de succès en GEO ?
Surveillez l’apparition de votre domaine dans les sources des réponses IA (pas seulement les clics), l’augmentation des citations sans lien, et l’évolution du trafic de référencement depuis les plateformes IA. Une hausse du nombre de pages indexées sur des cocons DOSE est également un bon signal.