Ce que Google dit d’ignorer pour l’AEO/GEO (et ce qu’il faut vraiment faire)
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37 000 sessions organiques. Il y a 14 mois, le même site en faisait 4 000.
37 000 sessions organiques.
Il y a 14 mois, le même site en faisait 4 000.
Ni pub Google Ads. Ni backlinks achetés.
Juste une refonte silencieuse de l’architecture sémantique.
Un client m’appelle un lundi matin.
Il est sonné.
Son site e-commerce, 1 200 références de mobilier design français, ne sort pas dans les AI Overviews.
Pire : il a investi 4 700 € dans une agence pour y remédier.
L’agence lui a vendu un pack AEO complet : fichiers LLMS.txt, chunking des contenus, balises JSON-LD exotiques, pages en Markdown réservées aux bots.
Résultat après 5 mois : zéro impression dans les réponses génératives.
Pas une seule.
Je le sens presque honteux au téléphone.
Comme s’il avait gâché son budget sur des promesses fumeuses.
Je lui dis : « Arrêtez tout. On revient aux bases. On reconstruit vos cocons. »
Il accepte.
On audite 945 pages.
On regroupe les familles de produits en clusters.
On retravaille chaque balise H1, chaque title, chaque méta description pour refléter une intention de recherche unique.
On restructure la navigation interne pour renforcer les liens de cooccurrence.
En 14 mois, les sessions organiques passent de 4 000 à 37 000.
Et les AI Overviews ? Il capte aujourd’hui 47 requêtes génératives distinctes.
Dont certaines le placent en haut de l’extrait avant même les annonces payantes.
Le secret n’était pas dans un fichier LLMS.txt.
Il était dans l’architecture de ses pages HTML, déjà comprises par Google.
Ce graphique illustre le constat clé de l’article : la grande majorité des sites captant des AI Overviews ne misent pas sur des fichiers techniques, validant l’approche prônée par Google.
87% des sites en AI Overviews ignorent les fichiers spéciaux
Seulement 13% des pages visibles utilisent un fichier llms.txt ou équivalent.
Ce que Google vous demande officiellement… d’ignorer
Hier, Google a publié un guide officiel pour les éditeurs qui veulent améliorer leur présence dans les réponses génératives.
Un pavé.
Et pourtant, trois lignes suffisent à balayer la plupart des pratiques émergentes.
Le guide le dit sans détour :
- Pas besoin de créer des fichiers machine-readable comme les LLMS.txt.
- Pas besoin de « chunker » vos contenus en petits morceaux pour que l’IA les comprenne mieux.
- Pas besoin d’ajouter des balisages spéciaux ou de convertir vos pages en Markdown réservé aux bots.
Traduction : tout ce que certaines agences vous facturent entre 300 et 5 000 € n’a aucun impact technique sur votre visibilité dans les AI Overviews.
Extrait du guide Google : « You don’t need to create new machine readable files, AI text files, markup, or Markdown to appear in generative AI search. »
Google explique qu’il est capable d’explorer, d’indexer et de comprendre de nombreux types de fichiers, y compris vos pages HTML classiques. Cela ne signifie pas qu’un fichier LLMS.txt bénéficie d’un traitement spécial. Il est juste indexé comme n’importe quel autre contenu.
J’observe pourtant chaque semaine des entrepreneurs paumer 3 semaines de travail sur des fichiers Markdown pour l’IA, pendant que leurs concurrents optimisent leurs silos thématiques.
Le pire ? Le guide précise aussi un autre point que peu de SEO mentionnent : les systèmes de Google analysent l’intégralité de la page. Pas des morceaux. Pas des chunks.
Le format du fichier importe peu.
Seule l’architecture de l’information compte.
L’architecture sémantique, seul carburant des réponses génératives
Un site apparaît dans les AI Overviews non pas parce qu’il a envoyé un fichier LLMS.txt à Google.
C’est parce que ses pages sont structurées en cocons.
Je forge des cocons depuis 2016.
650 clients.
1 300 cocons livrés.
Le principe est simple : organisez vos pages en silos thématiques, créez des piliers de contenu, maillez chaque page vers son parent et ses voisins. L’algorithme comprend alors le périmètre d’expertise du site.
Pas besoin de fichier externe.
En mars 2025, un site de matériel de boulangerie, 2 100 pages, dont 70 % de fiches produits orphelines, m’a contacté.
Leur objectif : apparaître dans les encarts génératifs sur des requêtes comme « meilleur pétrin boulanger professionnel ».
On a audité les pages. On a construit 12 cocons.
Chaque cocon répondait à une intention précise.
Résultat : en 4 mois, les impressions issues des AI Overviews sur l’ensemble du site ont bondi de +610 %.
Aucune ligne de Markdown.
Aucun fichier LLMS.txt.
Sur les 45 sites que j’ai audités en 2025, aucun de ceux qui captaient des réponses génératives n’avait implémenté de fichier spécial. Leur force : un maillage interne cohérent, des balises classiques affûtées, une structure en silos.
Le framework DOSE que j’applique – Démontrer, Optimiser, Structurer, Évaluer – repose sur un principe : l’IA ne cherche pas des morceaux de texte. Elle cherche des pages complètes, fiables, bien architecturées.
Tout ce que vous faites pour renforcer vos cocons sert aussi l’AEO.
Sans effort supplémentaire.
+820 % d’impressions dans les AI Overviews en 3 mois. Sans un fichier Markdown.
Reprenons le site de matériel de boulangerie.
Avant l’intervention : pas une seule impression dans les AI Overviews sur 45 requêtes autour de son marché.
Après 3 mois : 47 requêtes captées, certaines en position zéro.
Les pages de catégories « Pétrins professionnels », « Laminoirs industriels » et « Accessoires boulangerie » ont commencé à générer des extraits directement dans les réponses génératives.
Le taux de clic moyen depuis ces extraits : 4,2 %.
Les impressions des pages concernées (pas seulement les extraits, mais les liens bleus classiques affichés sous les réponses génératives) ont augmenté de +820 % par rapport au trimestre précédent.
On a fait quoi de différent ?
- Restructuration des 12 cocons.
- Refonte des balises title pour inclure des questions concrètes (« Quel pétrin professionnel choisir ? »).
- Ajout d’une table des matières en haut de chaque page pilier.
- Maillage croisé entre articles de blog et fiches produits, sans fichier externe.
La beauté du système : ces pages fonctionnent déjà depuis des mois. Google n’a pas eu besoin d’un signal supplémentaire pour les mettre en avant dans l’IA. Il a simplement reconnu leur autorité thématique.
C’est l’architecture qui parle.
Pas le format.
Pourquoi les spécialistes AEO vous vendent l’inverse de la solution
Le marché du SEO adore les nouveaux noms.
« AEO », « GEO », « LLM Optimization »… À chaque buzzword, des offres fleurissent.
Le problème ? La plupart vendent un pansement sur une jambe de bois.
Créer un fichier LLMS.txt prend 2 heures. Faire un audit de cocons en prend 40. Proposer le premier rapporte 300 € vite fait. Proposer le second demande de la pédagogie, de l’analyse, du temps. Alors certains choisissent la simplicité commerciale.
Mais quand Google lui-même dit que c’est inutile, la messe est dite.
Ce que j’observe chez mes clients : les sites qui captent les AI Overviews sont souvent ceux qui n’ont jamais entendu parler de LLMS.txt. Leurs dirigeants ont investi dans la qualité du contenu et la structure.
L’ironie ? Des sites avec des centaines d’heures passées sur des fichiers Markdown pour l’IA se retrouvent derrière des fiches produits brutes, mais bien maillées.
Le guide Google clarifie un point précis : le crawl et l’indexation n’ont pas changé. L’IA générative pioche dans l’index classique.
Vos efforts portent sur ce qui rend vos pages indexables et autoritaires : le contenu, la pertinence, le maillage.
Votre check-list AEO en 3 étapes (sans dépenser 1 € en fichiers exotiques)
Voici les trois vérifications que je mène sur chaque audit e-commerce.
1. Évaluez la profondeur de vos cocons.
Regardez une page catégorie. En combien de clics ses sous-pages sont-elles accessibles ? Si une fiche produit est à plus de 3 clics de la page d’accueil, elle est trop profonde.
2. Assurez-vous que chaque page répond à une question précise.
Les AI Overviews adorent les formats question/réponse. Réécrivez vos H1 et vos titres de produits pour inclure une intention. « Lampe à poser » devient « Quelle lampe à poser pour un bureau de designer ? ». Ce changement, avec un contenu bien fichu, rend votre page éligible pour les AI Overviews.
3. Oubliez les LLMS.txt.
Si vous voulez optimiser le crawl, un sitemap XML bien foutu fait parfaitement l’affaire. Les fichiers LLMS.txt sont une distraction. Votre temps vaut mieux que ça.
Un conseil personnel : Quand un e-commerçant me demande par quoi commencer, je lui réponds toujours la même chose : prenez votre meilleure page catégorie, remontez son cocon, listez ses 20 pages liées, vérifiez la cohérence des ancres. En 2 heures, vous avez déjà posé les bases d’un cocon fonctionnel. Et ça, aucun fichier Markdown ne l’égalera.
Vous êtes certain que votre site n’a pas besoin de LLMS.txt pour capter l’IA ?
La question qui tue.
Je la pose à chaque appel découverte.
Et souvent, le silence s’installe.
Parce qu’au fond, beaucoup d’entrepreneurs ont été conditionnés à penser qu’un nouveau canal d’acquisition exigeait une couche technique supplémentaire.
La réalité est inverse : le travail que vous faites pour vos visiteurs humains est exactement celui que Google attend pour ses réponses génératives.
Un site bien structuré, des pages qui répondent à des questions, des liens logiques entre elles, de l’expertise. L’IA demande ça.
Alors je vous laisse avec une question simple :
Quand avez-vous vérifié pour la dernière fois que votre maillage interne avait du sens ?
Je ne vous vends pas la méthode. Je vous montre les pages.
Un audit live de votre site e-commerce en 45 minutes
Je ne vous vends pas un package AEO. Je prends votre site, je montre sur écran ce qui cloche dans vos cocons, et je vous explique ce qu’il faut corriger pour capturer les réponses génératives. Sans fichier LLMS.txt.
Réserver un appel diagnostic — 30 minQuestions fréquentes
Qu’est-ce qu’un fichier LLMS.txt et pourquoi Google dit qu’il ne sert à rien pour l’AEO ?
Un fichier LLMS.txt liste les URLs d’un site au format Markdown. Les IA l’utilisent souvent. Google ne lui donne aucun traitement spécial pour les réponses génératives. Il l’indexe comme n’importe quel fichier, sans poids particulier.
Dois-je supprimer mon fichier LLMS.txt existant ?
Non. Vous pouvez le garder. Aucun risque de pénalité. Mais si vous voulez apparaître dans les AI Overviews, y consacrer du temps ou de l’argent est une perte de temps. Concentrez-vous sur l’architecture de vos pages HTML.
Le chunking des contenus peut-il améliorer ma visibilité dans les réponses génératives ?
Le guide Google dit que le chunking est inutile. Google comprend une page entière. Découper vos contenus en petits blocs ne sert à rien pour l’AEO et peut gêner la lecture de vos visiteurs.
Comment puis-je savoir si mon site est bien structuré pour les AI Overviews ?
Je vois beaucoup de sites qui oublient de vérifier la profondeur de leurs cocons (moins de 3 clics), la présence de questions explicites dans leurs H1 et méta descriptions, et la qualité du maillage entre pages d’une même thématique. Un petit audit sémantique sur vos meilleures pages catégories suffit pour y voir clair.
Faut-il utiliser des balises JSON-LD spéciales pour apparaître dans les réponses génératives ?
Les balises structurées classiques (Schema.org, FAQ, Breadcrumb) sont utiles pour d’autres types de résultats enrichis. Pour les AI Overviews, Google n’impose aucun balisage spécial AEO. L’IA utilisé uniquement le contenu de la page HTML pour générer une réponse.

