EEAT — Experience, Expertise, Authoritativeness, Trust — est le cadre que les évaluateurs qualité de Google utilisent depuis 2014 (EAT) et 2022 (le second E, pour Experience). Ce n’est pas un « algorithme ». C’est une grille d’évaluation humaine dont les résultats servent à entraîner les vrais algorithmes de classement. Un site qui ne satisfait pas ces critères est structurellement désavantagé sur les requêtes YMYL (santé, finance, juridique, informations sensibles) et, depuis 2024, sur beaucoup de requêtes informationnelles élargies.
Les 30 critères ci-dessous sont regroupés par pilier. Ils sont observables — chacun peut être audité sur une page ou un site donné. Une fois lus, le calculateur en fin de page transforme cette lecture en score chiffré.
Experience — la preuve du vécu (le 2ᵉ E, ajouté en 2022)
Google veut savoir si le rédacteur a vécu ce dont il parle. Un avis de restaurant écrit par quelqu’un qui y a mangé vaut plus qu’une compilation. Une revue produit rédigée à partir d’un test réel bat une reformulation de fiche technique.
- Preuves de première main — photos originales, captures d’écran non-stock, vidéos personnelles, tickets, factures. Un site voyage sans photos maison est immédiatement suspect.
- Récit à la première personne quand pertinent — « j’ai testé » plutôt que « il est possible de tester ». Évite l’anonymisation totale des rédacteurs.
- Dates et lieux précis — « visite du restaurant en juillet 2026 », « acheté sur Amazon le 14 mars ». Une expérience datable est vérifiable.
- Détails que seul un utilisateur connaîtrait — le grincement d’un placard, la queue à 7h, le mot de passe wifi communiqué à la caisse. Les IA génératives et les compilateurs ne peuvent pas les inventer.
- Auteur identifiable comme utilisateur — profil auteur qui liste explicitement les produits/services testés, ou l’historique professionnel qui prouve la pratique du domaine.
- Absence de sur-généralisation — un avis qui dit « ce restaurant est parfait pour toutes les occasions » sonne creux. « Parfait pour un déjeuner rapide, à éviter le soir sans réservation » sonne vécu.
- Cohérence avec les avis externes — si votre page dit « service impeccable » et que Google Reviews dit 2,3/5, Google le voit. La discordance est un signal de contenu détaché du réel.
Expertise — la compétence technique et le savoir
Distinct de l’expérience : on peut être expert sans avoir vécu, et inversement. L’expertise se juge sur le contenu lui-même : la précision, la profondeur, la maîtrise du vocabulaire technique.
- Auteur qualifié et identifié — nom, photo, page bio avec formation/pratique. Un article médical signé « Rédaction » vaut zéro sur cette échelle.
- Références bibliographiques ou sourçage — chaque affirmation lourde cite une source vérifiable (étude, publication officielle, données brutes). Sans source, l’affirmation est traitée comme une opinion.
- Précision terminologique — un article sur le DNS qui écrit « serveur DNS » systématiquement sans distinguer résolveur / autoritaire / racine trahit un survol.
- Profondeur au-delà de la réponse évidente — Google favorise les pages qui vont plus loin que la définition Wikipédia. Cas particuliers, contre-exemples, nuances.
- Absence d’erreurs factuelles — une seule erreur grossière sur un sujet YMYL invalide toute la page aux yeux d’un évaluateur.
- Cohérence interne du raisonnement — pas de contradiction entre l’intro et la conclusion, pas de chiffres qui bougent d’un paragraphe à l’autre.
- Contenu à jour — date de dernière révision affichée, informations reflétant l’état de l’art. Un guide fiscal 2021 sur une page de 2026 est un signal négatif fort.
Authoritativeness — la reconnaissance par les pairs
L’autorité n’est pas une propriété du site — c’est un jugement porté par les autres. Google mesure indirectement combien de sources reconnues vous mentionnent et vous citent.
- Mentions dans la presse spécialisée — articles où votre nom, votre marque ou votre auteur est cité comme source. Idéalement avec un lien.
- Backlinks de sites reconnus du domaine — un lien depuis un site institutionnel, une université, une organisation professionnelle vaut cent liens de blogs génériques.
- Cohérence de l’identité de marque — même nom d’auteur, même bio, même URL de profil sur LinkedIn, Wikidata, GitHub, ORCID selon le domaine. Google reconstitue l’entité par recoupement.
- Profil auteur croisé (E-A-T identity) — schema.org
PersonavecsameAsvers LinkedIn, Wikipedia, publications. Ces liens rendent l’auteur « googleable » comme entité. - Reconnaissance officielle du domaine — certification (Google Partner, AWS Certified, ordre professionnel), diplôme reconnu, membre d’une association nationale.
- Interventions publiques traçables — conférences, podcasts, chapitres de livre, publications académiques. Chacune ajoute une preuve d’existence dans son champ.
- Écosystème éditorial autour du sujet — le site publie sur cette thématique depuis longtemps, ne saute pas d’un sujet à l’autre. Un site cuisine qui commence à écrire sur la fiscalité perd son autorité culinaire au lieu d’en gagner en fiscalité.
Trust — la confiance opérationnelle (le pilier central)
Depuis 2022, Google a explicité que Trust est le pilier central : les trois autres l’alimentent mais ne peuvent pas le remplacer. Un site expert et reconnu qui trompe ses utilisateurs perd son classement.
- Identité juridique claire — page « À propos » avec raison sociale, SIREN/registre du commerce, adresse physique vérifiable. Absence = signal massif de méfiance.
- Coordonnées utilisables — email, téléphone, formulaire qui répond réellement. Un formulaire de contact qui n’envoie rien est traçable par les évaluateurs.
- HTTPS et sécurité technique — certificat valide, pas de contenu mixte, headers de sécurité. Techniquement basique mais toujours un critère.
- Politique de confidentialité et CGU à jour — RGPD conforme, mentions légales complètes, gestion des cookies transparente.
- Publicité et affiliation clairement marquées — un lien affilié non signalé casse la confiance. La règle Google : « disclosed, don’t hide ».
- Avis modérés mais non censurés — un site sans un seul avis négatif est suspect. Un site qui répond aux avis négatifs sans les supprimer marque positivement.
- Cohérence des informations sensibles — prix, disponibilités, conditions de retour, garanties : ce qui est affiché doit correspondre à ce qui s’applique en caisse.
- Historique du domaine sain — pas de passif spam, pas de reventes multiples suspectes, pas de résurrection soudaine d’un domaine expiré. Un audit archive.org peut rassurer les évaluateurs.
- Transparence sur les mises à jour de contenu — quand un article est mis à jour, la modification est signalée, la date change, la version précédente reste consultable si le sujet est sensible. Cache la révision = signal négatif.
À retenir — ces 30 critères sont une lecture, pas une checklist mécanique. Un site peut satisfaire les 30 et rester mal classé si son contenu ne répond pas à l’intention de recherche. Un site peut en satisfaire 20 et bien classer s’il est le seul à couvrir un sujet précis. EEAT donne du terrain, pas des positions. Le calculateur ci-dessous quantifie votre terrain.
Calculateur EEAT Score — 30 critères Google
Mesurez en 3 minutes le niveau Experience, Expertise, Authoritativeness et Trust de votre site web.
Méthode Hi-Commerce : 30 critères Google E-E-A-T 2024-2026, pondérés par leur impact réel sur le ranking. Score sur 100 avec lecture immédiate, top 3 priorités et top 3 quick wins activables ce mois-ci.
Experience — Expérience vécue 8 critères × 1.2
Expertise — Niveau d’expertise démontré 8 critères × 1.5
Authoritativeness — Autorité reconnue 8 critères × 1.5
Trust — Fiabilité et transparence 6 critères × 0.8
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